Suite aux vidéos relayées à travers les réseaux sociaux mettant en scène Ernest Mpouho Epigat et le Ministre de l’Eau et de l’Energie du Gabon Patrick Eyogho Edzang, face à quelques membres de la diaspora gabonaise des Etas-Unis, des interprétations diverses des propos tenus à l’occasion par Ernest Mpouho Epigat alimentent les débats aussi bien sur les réseaux sociaux que dans certains médias. Pour rétablir la vérité, ce dernier s’est confié à la rédaction d’i24gabon : « Que les choses soient claires une bonne fois pour toutes, je ne trahirai jamais le Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba»

Joint au téléphone par la rédaction d’i24gabon, Ernest Mpouho n’a pas avalé sa langue, l’actuel directeur général de la société du patrimoine a tenu à éclairer l’opinion sur l’interprétation  de ses propos face à la diaspora gabonaise des USA : « J’ai été très surpris quant à l’interprétation délibérément erronée de mon propos face à mes jeunes frères de la diaspora des USA concernant l’affaire Bertrand Nzibi. Ce n’est un secret pour personne que j’ai contribué aux côtés du  premier ministre de l’époque  à donner la possibilité à Bertrand Nzibi de prendre la parole lors de la tournée républicaine du chef de l’Etat. Il faut, à cet effet, rétablir les choses dans leur contexte pour mieux les apprécier. Bertrand Nzibi était lors  des faits député PDG de sa localité. Et pendant les étapes précédentes, ce sont les députés respectifs qui prenaient la parole devant le président de la République. Dès lors, le chef de l’Etat lui-même ne pouvait comprendre qu’à l’étape de Minvoul, le député de la localité n’intervienne pas. D’ailleurs, la question qu’il faut se poser,  c’est de savoir pourquoi madame Marie Julie, doyenne politique de la contrée de l’époque ne voulait pas que ce dernier s’exprime », a-t-il indiqué.

 Selon notre interlocuteur, les informations qui lui parvenaient à ce sujet faisaient état d’un conflit entre les deux premiers responsables PDG de la contrée qui ne reposait sur aucune base politique, mais plutôt sur une querelle purement intime.

« Je dois avouer avoir manqué de vigilance car, je ne savais pas ce que préparait Bertrand Nzibi à l’encontre du patron. En revanche, nous savons aujourd’hui que  certaines personnalités politiques de Minvoul étaient au courant de ce qui allait se passer. Je me demande pourquoi ont-ils choisis de garder le silence. Oui, j’’ai dit à mes compatriotes de la diaspora que j’ai été black listé à la suite de ce malheureux événement. Oui, je reconnais avoir été sanctionné. Quoi de plus normal pour un militant d’un parti politique organisé et  fidèle serviteur du chef de l’Etat d’être châtié  lorsqu’il manque de vigilance sur une question aussi délicate ? J’avoue avoir commis là,  la plus grave erreur politique de ma vie. Je ne cesserai d’ailleurs d’implorer la très haute indulgence du président de la République chef de l’Etat », a-t-il poursuivi.

Quant à ce qui se dit au sujet de  la  présence de Bertrand Nzibi embarqué dans le même hélicoptère que ce dernier lors des émeutes de Rio 2014 et qui avaient entraîné la mort de Mboulou Béka, le serviteur d’Ali Bongo s’est voulu intransigeant : « Lors des émeutes de Rio, il y avait un affrontement entre les pro-oppositions et les pro-gouvernementaux. Bertrand Nzibi était chargé de  coordonner les troupes pro-gouvernementales et c’est à ce titre que je l’avais invité, en ma qualité de ministre de la défense de l’époque, ainsi qu’un autre serviteur du chef de l’Etat à se joindre à moi dans l’hélicoptère afin de mieux apprécier la situation vue du ciel. Il avait d’ailleurs été lui-même on ne peut plus claire à ce sujet lorsqu’il affirme sur les antennes de la chaine de télévision privée TV+ avoir joué un rôle prépondérant ce jour en nous épargnant  le pire. Il ne s’agit donc nullement d’une quelconque intelligence au détriment du président de la République. Car, tout acte que nous avons posé ce jour visait à épargner l’embrasement des deux parties », a-t-il martelé

 D’aucuns insinuent que les deux compagnons de l’époque ne partageaient  plus la même vision que le chef de l’Etat. L’un ayant franchi le cap quelques mois plus tard en démissionnant du PDG, tandis que l’autre est resté malgré lui, au sein du PDG face aux multiples pressions familiales, pour le fils de Bongoville : « Il n’en est rien! Je n’ai jamais subi aucune pression des membres de ma famille. D’ailleurs, pour en subir il faut au préalable se plaindre ou manifester de quelques manières que ce soient le moindre petit gène ou désapprobation face à une situation. Ce qui n’est point mon cas. »  

« Tenez par exemple, les gens ont vite fait d’interpréter à tort et à travers mes propos lorsque j’ai dit que je me préoccupe de l’avenir de ma progéniture que je pousse et encourage à faire des longues études et que je n’ai pas vocation à vivre en exile, en affirmant honteusement que c’est une façon pour moi de prédire la chute du pouvoir actuel. Là aussi, il n’en est rien. Parce que, concernant les études de mes enfants, je tiens à réitérer tout simplement les conseils de mon défunt grand-père Omar Bongo Ondimba à mon endroit après que j’ai été victime d’un délit de patronyme lorsque j’étais étudiant à l’UOB. J’ai conscience que notre descendance, celle des Ondimba, n’échappera pas à cette discrimination. Par conséquent, pour ne pas être contraint à s’exiler aux fins de trouver un emploi, les notre doivent être parmi les plus compétitifs possibles pour accéder librement au marché de l’emploi nonobstant leur lourd patronyme. » Sur un ton ferme, Ernest Mpouho Epigat a persisté : «  je n’ai pas vocation à vivre en exil, tout comme aucun Ondimba. »

Concernant son implication personnelle dans le processus de rétablissement des salaires des membres du gouvernement alternatif d’AMO en 2011 et les droits de Jean Dieu Ntoutoume Eyi du journal Ezombolo, il a tenu à battre en brèche les accusations de certains qui voient en la dite implication une forme d’orgueil propre à la descendance de feu Julien Mpoho Epigat : « C’était une volonté du chef du l’Etat. En homme juste, il avait estimé que les compatriotes sanctionnés sont des pères de familles qui ont à leurs charges des enfants à scolariser. Peut-on me reprocher de m’être  impliqué personnellement sur ce dossier pour matérialiser les très hautes instructions de mon patron? Les mêmes qui aujourd’hui me reprochent de m’être impliqué sur ce dossier, sont les mêmes qui ne cessent de faire passer le chef de l’Etat pour un dictateur ».

Mieux, certains compatriotes attribuent des prouesses particulières à la famille du défunt Julien Mpouho Epigat. « Il n’y a pas de famille Epigat, Andjoua, Bongo.  Il n’y a qu’une seule famille et c’est la famille Ondimba. Il arrive toutefois que dans une famille, il y est des brebis galeuses. C’est le cas de certaines de mes sœurs de même père, qui s’autoproclament opposantes et que d’aucuns aiment à présenter pour faire de la descendance de feu Julien Mpouho Epigat des non-alignés. Je tiens à préciser que j’ai en partage avec mes sœurs de même père que le patronyme, pas l’éducation. J’ai moi-même été l’une de leurs victimes pendant plusieurs mois à travers les réseaux sociaux. Quant à mon petit-frère Gervais Mpouho avec son groupe de rap V2A4,  que l’on dit  avoir  fortement critiqué le pouvoir de son grand-père Omar Bongo depuis les années 1990, il n’a jamais déclaré être opposant. »

D’autres vont bien loin encore en affirmant que feu Julien Mpouho Epigat aurait légué à sa progéniture une  éducation incompatible et aux antipodes de celle d’Ali Bongo«  De quelle incompatibilité parlent-ils ? Ai-je besoin de préciser que mon défunt père avait été éduqué et formé au même titre que le président Ali Bongo par feu Omar Bongo Ondimba. C’est cette même éducation que nous petits enfants avons reçu. L’on ne peut donc parler d’une éducation à deux vitesses », s’exclame le fils Mpouho.

Au sujet de sa supposée trahison à l’encontre de son père Ali Bongo Ondimba, Ernest Mpouho Epigat a tenu à mettre définivement un terme à toutes les spéculations : « Ils vont même jusqu’à prédire à ma famille le même cheminement que Léon Paul Ngoulakia et consorts. A ceux-là je réponds que je suis Bantou, et dans nos traditions, on ne trahit jamais son propre sang. Je reste et demeure un fidèle soldat du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba. Je ne trahirai jamais mon père aussi bien sur les plans politique que familial. Que cela soit clair une bonne fois pour toutes, je ne trahirai jamais Ali Bongo Ondimba !», conclut-il.

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