C'est l'état actuel du Lycée Moïse Nkoghe Mve de Mitzic. © I24GABON 2019

Comme annoncé par le ministère de l’Education nationale le 23 juillet dernier, la rentrée administrative a débuté ce 16 septembre dans les établissements pré-primaires, primaires et secondaires publics et privés, mais sans le Lycée public Moïse Nkoghe Mve de Mitzic, toujours sous les cendres.

S’il est vrai que la rentrée administrative pour l’année académique 2019-2020 a été effective dans certains établissements scolaires du pays ce lundi 16 septembre, mais au Lycée public Moïse Nkoghe Mve de Mitzic, dans le département de l’Okano par la province du Woleu-Ntem, cela n’a malheureusement pas été le cas ; parce que n’ayant pas pu, comme le phénix, renaître de ses cendres.
Rappelons les faits.

C’est aux premières heures d’horloge du samedi 19 janvier 2019 qu’est survenu un incendie ravageur au Lycée public de Mitzic. Un incident qui, par des flammes très violentes, a occasionné de nombreux dégâts matériels, notamment la destruction des bâtiments importants, dont celui de l’administration centrale.

Malgré les enquêtes diligentées par la puissance publique de la place, les causes restent quasiment non élucidées. Pour l’heure, deux hypothèses nous reviennent de la part des habitants de cette partie du Gabon. La première est que ce serait les élèves menacés d’exclusion, due à l’insuffisance de leur travail, qui auraient incendié, à la veille de la remise des bulletins du premier trimestre, leur Lycée ; la deuxième hypothèse renvoie à l’idée que le proviseur Alfred Ndoumou Obame lui-même aurait été le commanditaire de cet incendie, vu qu’aucune trace de carcasses des meubles de son bureau (poste téléviseur, réfrigérateur…) n’auraient été retrouvées dans les débris. Mais, nous ne confirmons rien.

Dès lors, comment comprendre que près de huit mois après, les causes de ce drame restent inconnues ? Pourquoi huit moins plutôt le gouvernement n’a pas mesuré la gravité du problème à temps ?

Au moment où les efforts doivent être consentis pour accroître les capacités d’accueil dans les établissements scolaires, l’incendie de l’ancien Collège normal des instituteurs est vu comme un frein à la politique de l’éducation pour tous ; la preuve : la jeunesse mitzicoise, régulièrement inscrite dans le regretté Lycée Moïse Nkoghe Mve, se trouve désormais dépourvue de son droit à l’éducation consacré et garanti par la Constitution de la République gabonais.

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