Rien ne va plus à l’Union des Jeunes du Parti Démocratique Gabonais. Alors que des voix continuent de s’élever pour dénoncer le bilan jugé « calamiteux » de l’actuel Secrétaire Général Adjoint du PDG, en charge de la jeunesse, un climat délétère se serait désormais installé entre ce dernier et ses collaborateurs. Ce qui a conduit à une vague de démissions en cascade dont celle de son Directeur de Cabinet, suivi de son Chef de Cabinet et de plusieurs autres collaborateurs.

Willy Asseko, Directeur de Cabinet démissionnaire, reporcherait à Marius Assoumou Ndong de ne pas respecter la feuille de route fixée par le Président du Parti Démocratique Gabonais,  tout comme beaucoup lui reprocheraient un management sectaire des ressources humaines,  une gestion opaque et des détournements, à des fins personnelles, des fonds destinés aux jeunes du Parti Démocratique Gabonais. L’ancien collaborateur reporcherait, également à son ancien patron de n’en faire qu’à sa tête, malgré les nombreux conseils prodigués par  ses collaborateurs .

Pascal Béchir Pemengoye, ancien Chef de Cabinet de Marius Assoumou, aurait également démissionné. En plus des mêmes mobiles que le Directeur de Cabinet, Pascal Pemengoye aurait préféré partir en raison de bruits de couloir qui laissaient entrevoir son éviction du poste par le SGA qui lui  reporcherait d’être un espion à la solde de monsieur Cyriaque Mvourandjami , lequel  l’aurait envoyé aux côtés de Marius Assoumou pour se préparer à prendre sa place au cours d’un prochain congrès.

Selon nos sources, Marius Assoumou Ndong aurait affirmé à quelques anciens membres du bureau national devenus ses conseillers que: « Pascal  Pemengoye et Willy Asseko commencent sérieusement à m’agacer. Ils veulent tout savoir sur tout ce que je fais,  surtout sur les questions d’argent. Mais ils n’auront rien du tout , surtout ce Pascal qui se croit plus intelligent que tout le monde  parce qu’il a étudié aux États Unis et qui pense que je ne peux rien faire sans lui ».

Les deux têtes pensantes ayant démissionné, plusieurs autres collaborateurs leur auraient emboîté le pas. Les couloirs de l’UJPDG se sont vidés en l’espace de quelques mois . Parmi les autres récriminations faites  à Marius Assoumou, plusieurs anciens fédéraux affirment que ce dernier  aurait  détourné plusieurs mois  d’arriérés de leur indemnités et celles du personnel pourtant payées par la trésorerie centrale du Parti . Une situation  qui aurait d’ailleurs conduit la hiérarchie du PDG à faire payer  désormais les statutaires directement au siège de Louis.

Patrick Montalier

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