Les travaux de construction du bassin versant de Nzeng-Ayong sont sur le point d’être définitivement suspendus. L’Union européenne et l’entreprise Portugaise CONDURIL menacent de quitter le projet d’ici fin novembre pour faute de non paiement par le Trésor public gabonais de la contrepartie nationale; une facture échue à date d’un montant de 376.722.352 Fcfa.

D’un coût global de 11.790.000.000 Fcfa à payer à part égale entre l’Union Européenne et le Gabon, les travaux de réalisation du bassin de Nzeng-Ayong exécutés par l’entreprise Portugaise CONDURIL pourraient ne plus être livrés, au grand dam des populations du sixième arrondissement de Libreville. Sostène Ossougou, directeur général de la comptabilité publique et du Trésor, refuse de payer une facture échue d’un montant 376.722.352 Fcfa, au motif d’une prétendue absence de convention de paiement.

Libreville, le 10 octobre 2018, le directeur général de l’Agence Nationale des Grands Travaux (ANGT) adressait une correspondance au directeur général de la comptabilité publique et du Trésor pour « mobilisation de la contrepartie nationale du projet du bassin versant de Nzeng-Ayong ». Pour faire suite à cette requête, Sostène Ossougou avait donné toutes les garanties de « paiement dans les plus brefs délais » de cette contrepartie nationale, au cours d’une réunion convoquée à cet effet entre le ministère de l’économie, le ministère du budget, le ministère des travaux publics et l’ANGTI. Près d’un mois après, l’Union européenne et l’entreprise CONDURIL attendent toujours ledit paiement. Le directeur général du Trésor préfère désormais jouer aux abonnés absents.

Ce qui s’apparente à un mépris à l’endroit du chef de l’État gabonais Ali Bongo, qui a fait de l’aménagement des bassins versants de Libreville une priorité, doit interpeler les plus hautes autorités.

Le 07 novembre 2018, nous mettions sous presse un article intitulé: « Jean Fidèle Otandault et Sostène Ossougou bloquent l’aboutissement du projet du bassin versant de Nzeng-Ayong ». Sitôt notre parution, le ministre du budget s’était empressé de signer le protocole d’accord qui prévoyait le paiement à part égale entre le Gabon et l’Union européenne des immobilisations d’un montant de 1.500.000.000 Fcfa à l’entreprise CONDURIL. Sostène Ossougou avait alors, quant à lui, programmé le paiement de la facture échue de 376.722.352 Fcfa à la date du vendredi 16 novembre 2018, avant de se rétracter, une fois de plus contre toute attente, quelques jours plus tard au motif fallacieux d’une prétendue absence de convention de paiement. Pourtant le 28 avril 2018, le même directeur général du Trésor avait ordonné le paiement d’une autre facture échue d’un montant de 733.793.924 Fcfa dans les mêmes conditions.

Ce qui s’apparente à un mépris à l’endroit du chef de l’État gabonais Ali Bongo, qui a fait de l’aménagement des bassins versants de Libreville une priorité, doit interpeler les plus hautes autorités. La menace de l’Union européenne et de l’entreprise CONDURIL est imminente. L’absence de mobilisation de la contrepartie nationale sur le projet entraînerait le non renouvellement de la Convention et du Contrat, ce qui priverait le Gabon d’un don de 1.500.000.000 Fcfa apporté par l’UE pour finaliser la construction du bassin versant de Nzeng-Ayong.

Patrick Montalier

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