Débutée il y’a près de deux semaines, la caravane de dons de denrées alimentaires de la Fondation Au Coeur de la Nation est passée tour à tour aux quartiers PK6, PK7, Lalala, feu rouge Nombakélé, Sainte-Anne, Sorbonne, la Paierie,  derrière l’hôpital et montagne sainte. Ce vendredi, le tour est revenu à 150 familles fragiles des quartiers derrière la prison, C.E.I et derrière l’école normale.

Prévue pour s’étendre dans tous les quartiers du Grand Libreville, la caravane vise à apporter un réconfort moral et matériel aux nombreuses familles, gabonaises ou non, qui peinent à se nourrir pendant le confinement.

Alors que l’aide alimentaire du Gouvernement peine à satisfaire la demande, l’implication des bonnes volontés est plus que jamais capitale pour aider les populations à traverser dignement cette crise sanitaire  sans précédent. Un défi que la Fondation ACN s’est donnée pour mission de relever.

Les membres de la Fondation ACN sur le point de distribuer les kits

Très révoltées de n’avoir toujours pas reçu l’aide alimentaire du Gouvernement, plusieurs familles n’ont pas manqué d’exprimer leur colère et leur désarroi.

« Nous avons appris que la banque alimentaire aurait déjà distribué plus de 50.000 bons sur les 60.000 prévus et que plusieurs milliers de kits alimentaires auraient été distribués dans le même temps. Nous à la C.E.I nous n’avons rien vu et n’avons rien reçu. Le chef de l’État doit regarder cette affaire de plus près. On ne peut pas nous confiner depuis déjà trois semaines et nous ne recevons pas l’aide promise. Nous mourrons de faim ici. Vraiment, nous disons merci à mon fils là [ Channing Jeff Bongo, NDLR ] et à sa Fondation qui sont venus nous donner à manger. Que Dieu les bénisse », a déclaré Pierre-Marie Ndombi.

« Je vous dis merci mes enfants [ Fondation Au Coeur de la Nation, NDLR ]. Merci d’avoir pensé à nous, vos mamans qui souffrent pour manger. Comme nous n’avons pas les parents devant, le Président a donné la nourriture pour nous les pauvres et ceux qu’il envoie nous oublient. Si vous le voyez, il faut lui dire que vos mamans sont oubliées », a lancé Pauline Angue Ondo.

Patrick Montalier

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