La confiance entre Jean Rémy Yama et certains membres de Dynamique Unitaire semble se dissiper au fil des événements. À l’origine, le financement obscure du dernier voyage du leader syndical à Paris pour les besoins d’une interview sur la chaîne de télévision TV5.

Alors que la polémique sur le coût exorbitant de son déplacement, dénoncé par ses amis de Dynamique Unitaire avait fait les choux gras de la presse nationale, voilà qu’une autre révélation vient une fois de plus remettre en cause la moralité et les pratiques douteuses de Jean Rémy Yama. Selon des sources concordantes, Jean Ping, le principal opposant au Chef de l’État Gabonais aurait financé de sa poche à hauteur de 18.500.000 XFA le récent séjour Parisien du leader syndical.

Une situation qui soulève une fois de plus l’éternelle question de la relation incestueuse entre la société civile gabonaise et les acteurs politiques. Marc Ona Essangui en avait payé les frais en juillet 2013. Jugé très proche des hommes politiques alors qu’il était numéro un de l’ONG « publiez ce que vous payez », où il avait été éjecté au profit de maître Paulette Oyane Ondo qui, à son tour, avait vite fait d’élargir le faussé entre elle et les acteurs politiques Gabonais.

Manifestement le choix de Jean Rémy Yama est clair. Entre les intérêts des travailleurs et les avantages financiers de Jean Ping, il aurait opté pour la deuxième option trahissant la confiance des milliers de travailleurs qui ont toujours crus que son militantisme était noble et désintéressé.

Après les révélations sur son salaire mensuel de près de deux millions de francs CFA, bien au delà du salaire moyen des militants de sa centrale syndicale, voilà que les Gabonais découvrent que le premier responsable de l’un des syndicats les plus influents du Gabon dispose d’autres sources de revenus jusque là restées secrètes.

Patrick Montalier

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