Initié au sortir de l’élection présidentielle d’août 2016, un vaste et épuisant mouvement de contestation des résultats issus de cette consultation majeure à travers  la France et quelques grandes villes occidentales s’était enraciné dans la mémoire des Gabonais.

Samedi 06 juillet 2019, en plein cœur de Londres, un groupuscule d’individus se réclamant de la diaspora gabonaise et proche de l’opposant Jean Ping se présentait devant une résidence identifiée comme celle de la première dame Sylvia Bongo Ondimba.

Alors que cette dernière ne s’y trouve vraisemblablement pas, ces individus supposément « résistants » ont, au cours de leur manifestation, tenu des propos d’une rare indécence à l’encontre de l’épouse du chef de l’État gabonais.

Au moment où la lutte pour l’accession de l’opposant Jean Ping au pouvoir apparaît de plus en plus comme une cause perdue, quelques « jusqu’au-boutistes » continuent de recalmer la victoire de ce dernier, allant jusqu’à franchir le seuil du tolérable en ternissant l’image des institutions gabonaises et ceux qui les incarnent.

C’est le cas de le lire quant aux récents propos nauséabonds tenus à Londres par des pro-ping, à l’encontre de Sylvia Bongo Ondimba.

Si la liberté d’expression est un droit garanti par la constitution gabonaise, il est observable pour le déplorer, que le laxisme presque complice des leaders pour lesquels les pseudos activistes disent mener leur lutte est ahurissant.

Rien ne saurait justifier une telle atteinte à la dignité d’une première dame.

Une lutte politique doit-elle sortir aussi éhontément de son cadre au point de confondre détermination et impolitesse?

Autant il faut reconnaître aux uns, la liberté de manifester, autant il convient de leur faire prendre conscience de ce que le seuil d’une telle vulgarité, de plus dans un pays étranger, entament dangereusement la caricature de toute une nation.

Patrick Montalier

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