Débutée le 15 juin 2018 pour s’achever ce vendredi, l’opération de révision des listes électorales laisse place à certaines dérives que les Gabonais pensaient avoir été renvoyées aux calandres grecques.

Achat des consciences, transport des populations sont des pratiques auxquelles se livre Chantal Myboto, future candidate au premier siège du premier arrondissement de la commune Libreville. Des démarches pourtant malencontreusement imputées au parti au pouvoir et ses alliés.

Prise en flagrant délit, c’est en contrepartie d’espèces sonnantes et trébuchantes que le membre de l’Union Nationale (UN), parti dont son père Zacharie Myboto est Président, que Chantal Myboto obtient l’accord des populations pour se faire enrôler dans son siège.

Dotée d’une immense fortune amassée du temps de sa liaison amoureuse avec feu le Président Omar Bongo, Chantal Myboto Ngondjout connaît bien l’extrême pauvreté dans laquelle croupit une grande partie de la population gabonaise, elle a conscience que cette situation rend cette dernière vulnérable face à toutes formes de compromissions. Elle en profite au mépris de la morale et du respect pour ses potentiels électeurs. Une insulte de trop à l’endroit des populations du premier arrondissement de Libreville qui,  il y’a quelques semaines percevaient déjà très mal sa récente tournée politique.

Après avoir brillé par une absence remarquée dans son fief pendant cinq ans, la fille de Zacharie Myboto sait que les populations sont prêtes à en découdre avec elle. Elles le lui ont déjà fait savoir. Une fois de plus, sans compter sur la conscience politique des Gabonais, la native de Mounana, dans le Haut-Ogooué, pense tout obtenir avec sa fortune. Elle semble pourtant oublier sa copieuse défaite lors  des locales de 2013 face à sa cadette Annie-Christel Limbourg, candidate PDG de l’époque.

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