L’Université Omar Bongo (UOB) a rouvert ses portes cette semaine pour tenter de reprendre ses activités pédagogiques suspendues sur un ton de grève fondée sur les revendications des enseignants. Chose qui n’est pas sans incidence sur la nouvelle année universitaire, chevauchée par la précédente à rattraper.

Le 10 août 2019, l’administration de l’Université Omar Bongo (UOB) suspend désespérément les activités pédagogiques, et l’année universitaire reste inachevée. Le bras de fer entre les enseignants membres du Syndicat national des enseignants chercheurs (SNEC), qui brandissaient comme principal motif de grève la régularisation de la situation administrative de certains de leurs collègues, et l’administration universitaire, du 11 juin jusqu’à la suspension des activités sur le campus universitaire, en a été la cause du pourrissement de la situation dont les victimes sont malheureusement les étudiants.

Pour tenter de rattraper l’année universitaire 2018-2019 de laquelle le second semestre reste inachevé, l’UOB a décidé de reprendre ses activités pédagogiques ce lundi 23 septembre. Quelques départements seulement ont ouvert leurs portes, pour quelques étudiants venus assister au cours des enseignants ayant répondu présents. Sociologie, Psychologie, Philosophie, Droit, ce sont là quelques départements où on pouvait apercevoir l’ombre d’un étudiant ou celle d’un enseignant.

« Nous sommes là depuis le matin. Nous attendons les enseignants qui pourrons se pointer pour compléter les enseignements de l’année dernière, afin de boucler notre semestre 2 », a laissé entendre Yasmine, étudiante de Licence 1 au département de Psychologie, qui espérait faire ses cours de rattrapage, alors qu’il faisait déjà 13h à notre montre. Par contre, au niveau du bâtiment Hérodote, Patrice Thérence Mezui, un étudiant de Licence 3 Philosophie, nous a fait savoir qu’il pu faire le cours pour lequel il s’est rendu à l’UOB.

Seulement, l’on peut se demander si l’institution que dirige depuis 2013 le professeur Marc-Louis Ropivia parviendra un jour à sortir du tourbillon dans lequel il se trouve. Autrement dit, L’UOB est-elle prête à régler une bonne fois pour tout le sempiternel problème de chevauchement d’années universitaires ?

La question se pose désormais avec acuité, d’autant plus que c’est devenu la routine au temple du savoir de faire chevaucher une année sur une autre. Visiblement dans une sorte d’impasse due au saucissonnage des semestres de cours, la première Université du Gabon perd tout le sens d’une année universitaire : elle se toujours malheureusement à cheval entre deux années universitaires.

L’UOB parviendra-t-elle vraiment à rattraper son année face à un SNEC qui ne compte pas si tôt désarmer ? A quand alors la nouvelle année universitaire ?

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