Photo recensement des agents de l’Etat. (image d'archives, utilisée juste à titre d'illustration). © I24GABON

Lancé par le ministère de la Fonction publique il y’a quelques jours, le recensement biométrique des agents publics semble drainer les grains de sable dans son fonctionnement. Les partenaires sociaux montent au créneau pour faire observer et dénoncer les difficultés relatives à la constitution du dossier.

Après avoir tout récemment fait constater l’inaccessibilité du site qui est censé, selon le ministère, « facilité l’opération, en apportant des informations pratiques ainsi que celles nécessaires au remplissage des fiches de recensement », les fonctionnaires montent au créneau cette fois pour faire observer et dénoncer certains manquements liés à la composition du dossier. Pierre Mintsa, président du Syndicat autonome des personnels des affaires sociales (SAPAS), souligne sans doute la situation à laquelle sont confrontés les agents de l’Etat : « Les organisateurs n’ont pas mis en place tout ce qui est nécessaire et qui doit accompagner l’agent public dans le processus du recensement. Aujourd’hui, quand on parle du recensement, il n’est pas du ressort de l’agent public de faire de ministère en ministère pour aller chercher automatiquement les documents administratifs relatifs à sa carrière. Celui qui a par exemple trente ans de service aujourd’hui, où est-ce qu’il peut encore trouver sa première prise de service ? »

Les partenaires sociaux disent être marginalisés lors de la phase pratique du processus. Du moins, c’est ce qui ressort des propos des responsables syndicaux : « L’administration qui organise ce recensement ne veut pas impliquer directement les partenaires sociaux dans la faisabilité, pas dans la théorie », a fait remarquer le président du SAPAS. Même son de cloche, le président du Syndicat du ministère du Commerce, Roland Mba, n’est pas resté sans mot dire : « Les DSRH ont été nommées dans chaque département ministériel. Malheureusement, ces DSRH n’ont pas la mainmise. Les bulletins blancs devaient être directement retirés dans chaque département. Malheureusement, ils font les choses à la va-vite. »

Exaspéré, le leader syndical des agents du ministère du Commerce va ajouter : « Aujourd’hui, l’agent public est dehors, il n’arrive même plus à travailler, parce que nous sommes debout à la solde pendant des jours. Et la solde nous dit aujourd’hui qu’ils ne donnent plus les bulletins blancs. Donc, qu’est-ce qu’on doit faire ? »

Au regard des difficultés évoquées par ces partenaires sociaux, le ministère de la Fonction publique devrait revoir le système mis en place pour l’opération du recensement biométrique des fonctionnaires, afin que celle-ci puisse normalement suivre son cours, en vue d’atteindre les objectifs fixés.

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