Le Gabon est un des pays les plus connectés de l’Afrique subsaharienne. Si l’on s’en tient aux derniers chiffres de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), plus de trois millions d’abonnés sont connectés. Mais cette consommation des réseaux sociaux n’est pas sans conséquences. Le cas des activistes Gabonais…

Il est de notoriété que tout développement quel qu’il soit entraîne son lot d’inconvénients et voir d’indécence. C’est le cas de le dire avec l’extra connectivité du peuple gabonais depuis la vulgarisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication  (NTIC) dans les années 2000.

Si cette appétence pour la jeunesse Gabonaise, qui a atteint y compris les tranches d’âges les plus avancées, a contribué de manière drastique à réduire les coûts de communication, à ouvrir le pays au monde, à  relier les uns et les autres à travers la planète et à renforcer un petit peu de culture générale pour beaucoup, il y’a le revers de la médaille.

En effet, les premières victimes collatérales de l’expansion des réseaux sociaux, notamment whatsapp et Facebook qui sont les plus utilisés au Gabon, sont les médias traditionnels.
De plus en plus, la radio, la presse écrite et même la télévision sont très peu écoutés,lue et regardée.

Détournés par plusieurs internautes très connectés et plus ou moins au fait de l’actualité à chaud du pays, ceux-ci que l’on désigne par le terme activistes animent tant bien que mal la société.

Sauf que depuis un certain temps pour ce qui est du Gabon, les activistes en question brillent également soit par de l’intox (informations très peu vérifiée), soit par des guéguerres entre eux.

Installés pour la plupart en France et aux États-Unis, ces jeunes gabonais , pour certains sans réelle occupation professionnelle, ont fini par captiver un audimat acquis à leur cause,certes. Mais semblent finalement outrepasser les limites des rôles qui sont dévolus à l’activiste identifié ailleurs comme étant avant tout,un donneur d’alerte ou un conscientiseur des masses populaires.

Du coup, au Gabon, les plus connus d’entre eux brillent aujourd’hui par l’injure facile, la dénonciation parfois calomnieuse sur fond de versements opaques de pots-de-vin aux fins de salir  sciemment telle ou telle personnalité.

C’est ainsi qu’ils sont entrain de finalement réduire la toile gabonaise en une vaste foire d’empoignes interminables entre ceux qui se revendiquent intègre et les autres.

Les pouvoirs publics, il y’ a quelques mois, ont brandis le spectre d’un contrôle plus suivi de l’usage des réseaux sociaux au Gabon.  Depuis lors, nul ne sait trop où en est l’idée et comment entendent-ils la mettre en pratique afin de limiter tous ces dérapages qui exposent un peu plus les plus jeunes qui, il est évident, ont déjà accès à pas mal de sites dangereux sans que les parents puissent les en empêcher.

Patrick Montalier

Laisser un commentaire

Entrez votre commentaire!
Entrez votre nom ici