Ça fait plus de deux ans que l’enseignement privé protestant bat de l’ail au Gabon. Traversée par de violentes dissensions internes entre pasteurs qui s’affrontent ouvertement pour un leadership plus politique que religieux, l’église protestante n’inspire plus. Comme en témoigne la fermeture de sa direction ce matin par ses enseignants stagiaires.

Ils sont quelques dizaines à réclamer entre autres doléances, le payement de plusieurs primes et leur intégration totale à la fonction publique.

Depuis le 26 mars 2018 dernier, ils font le pieds de grue devant les locaux abritant leur service.

Sans salaires ni rien, ces jeunes Gabonais ont plusieurs fois fait usage des moyens à leur disposition pour se faire entendre de leur hiérarchie.

Mouvement de grève des enseignants stagiaires

Ce matin encore, au moment où l’heure doit être à la sérénité pour une rentrée des classes que les autorités souhaitent apaisée, ils sont bien obligés de cadenasser la Direction Générale de l’Enseignement Privé Protestant.

Joints par nos soins, quelques-uns de ces enseignants réduits à faire du bénévolat disent être courroucés par ce qu’ils qualifient de mépris de la part de leur Directeur Général, sieur Faustin Mvone Mba alors qu’ils viennent de se rendre compte d’eux-mêmes que les situations administratives de leurs collègues des ordres de l’alliance chrétienne et ceux de l’enseignement catholique auront été régularisées. Ils en veulent pour preuve que les noms de ces derniers seraient présentement affichés dans les locaux du Ministère de l’édiction nationale.

Face donc à ce qu’ils considèrent comme un mépris total de la part de leur tutelle, ces jeunes gens qui ne demandent qu’à se prendre en charge d’eux-mêmes interpellent et souhaitent ardemment que les autorités du secteur s’attardent un temps soit peu sur leur traitement.

Philippe Nzamba

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