Elles sont plusieurs centaines d’associations à se créer spontanément à la veille de chaque grande joute électorale au Gabon. Beaucoup plus encore à l’approche de chaque élection présidentielle. Mais quelques mois après le scrutin, plus personne n’en parle. Quelle utilité et quel rôle tiennent ces associations dans la démocratisation du Gabon ?

Il est connu des observateurs de la vie publique au gabonaise, que le phénomène de création d’associations est réel à l’approche de la moindre élection politique.

Plusieurs jeunes, pour la plupart désoeuvrés, s’en vont grossir des listes dans des quartiers généraux (QG) circonstanciels pour être membre d’un groupement associatif né de façon spontanée.

Affublé de slogans et pratiquant la charité bien ordonnée qui commence par soi-même, il ne fait pas mystère que la quasi-totalité de ces assemblages tient des ambitions d’un homme politique qui en fait un de ses bras séculier vers l’objectif qu’il se serait lui-même donné pour but à atteindre. Très souvent, à court terme.

Au moyens d’actions sociales souvent financées par ce « gourou » qui tire les ficelles en douce, ces assemblages, tels des essaims d’abeilles, s’accrochent souvent à des confiscations des sommes d’argent que le leader reverse pour eux. Et très vite, ces mouvements se fissurent presqu’aussitôt créés. Cela, du fait que le nerf de la guerre, l’argent acquis dans ces milieux ne semble pas souvent contenter tout le monde à juste titre.

Si l’on peut saluer dans cette démarche, une volonté réelle pour des jeunes, de jouer les premiers rôles après tout d’éventuels bons résultats, il convient autant de relever que ces associations qui ne sont pour la plupart pas légalement constituées, ont sérieusement du mal à impacter la jeunesse qui est leur première cible. Et pour cause, sans véritable idéal ni philosophie politique à moyen ou long terme.

Aussi, elles finissent par mourir très vite. Puisque ne se reposant qu’exclusivement que sur la seule capacité de leur mentor à demeurer aux affaires pour exister.

Outre le fait que plusieurs des membres y faisant partie, ne disposent d’aucun idéal d’envergure communautaire, encore moins national, ils arrivent dans la politique comme des cheveux dans la soupe. Sans repère véritable dans le domaine, ils créent ces mouvements dans l’optique de mieux contrôler leurs sympathisants et faire du chantage aux décideurs qui verraient en ces parrains, des hommes et femmes qui disposeraient ainsi d’une influence certaine sur le domaine.

Cette stratégie, même quand elle semble très bien élaborée, ne trompe plus grand monde.

En définitive, à défaut pour les autorités d’en juguler, la pratique pourrait, pourquoi pas, revoir son mode d’existence afin que lesdits groupements soient de véritables incubateurs de révélations politiques de demain.

Philippe Nzamba

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