Les nouveaux prix des produits pétroliers applicables depuis le 1er novembre 2017 sont légèrement en hausse par rapport aux prix qui sont pratiqués auparavant. Ces nouveaux prix sont conformes à ce qui est pratiqué sur le marché international qui a connu une augmentation significative.

La hausse des prix des produits pétroliers touche le panier de la ménagère qui s’amincit davantage. Ainsi, dans un pays où le pouvoir d’achat est très faible avec un taux de chômage le plus élevé de la sous – région, la hausse des prix du pétrole a des effets négatifs sur les ménages car elle a des répercussion sur le prix de revient des autres produits, notamment produits de première nécessité, rendant ainsi la vie de la population intenable. De l’autre côté, les importateurs au Gabon ne se gênent pas de procéder sans vergogne au réajustement des prix surtout que ceux-ci sont fixés en dollars Us.

Le gasoil enregistre selon le communiqué de la Commission nationale des prix des produits pétroliers, une hausse de 5 Fcfa par litre. Il passe ainsi de 520 Fcfa à 525 Fcfa ; le gasoil hors réseau, c’est-à-dire le gasoil industriel, passe quant à lui de 535 Fcfa à 540 Fcfa.

Entre mars et octobre, ce produit a connu une augmentation de 15 Fcfa à la pompe.
Les prix de l’essence n’ont pas changé. Le super est maintenu à 580 Fcfa, et les industriels vont continuer de l’acheter à 600 Fcfa. Le même statu quo est également observé pour ce qui concerne le pétrole lampant et le gaz domestique.

Les prix des produits pétroliers ont connu un arrêt des subventions depuis bientôt deux ans. Celles-ci ponctionnaient 200 milliards de Fcfa aux caisses de l’Etat et obéraient d’après le gouvernement, ses efforts de développement.

Par ailleurs, La Commission nationale des prix des produits pétroliers a indiqué que les nouveaux prix à la pompe restent applicables de la période du 1er au 30 novembre.

Par ailleurs, la hausse des prix du pétrole constitue un véritable danger pour le Gabon et les conséquences sont perceptibles même au niveau des entreprises qui par la suite chercheront à réduire les effectifs et envoyer des nombreuses familles dans le chômage. Dans cette situation, l’Etat gabonais verra ses recettes grignotées et sa croissance freinée.

Aussi, des perspectives d’emplois aléatoires et des taux d’inflation élevés affectent déjà le pouvoir d’achat des populations démunies, et par ricochet, aura des effets multiplicateurs sur l’économie entière. Evidemment, la hausse des prix du pétrole fait accroître les coûts de transport de la population.

Dans les pays en voie de développement, à l’instar du Gabon, la hausse des prix du pétrole signifie moins d’éclairage et moins d’aliments chauds, car le pétrole est souvent la seule source d’énergie domestique disponible, à cause de délestage intempestif du courant électrique.

 

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