Ce qui frappe le plus, avec la majorité au pouvoir, c’est son côté « hors sol » : ni l’histoire, ni la géographie n’ont l’air d’intéresser Ali Bongo et sa caste dirigeante, par voie de conséquence, ce qu’ils peuvent dire de l’actualité est singulièrement fade, quand ce n’est pas totalement dénué de sens.

En témoignent admirablement les saillies, qui seraient hilarantes si elles n’étaient pas tragiques. Interrogé à propos de la grève générale annoncée dans l’administration publique et sur les questions concernant l’insécurité et l’insalubrité, Ali Bongo a donné l’impression de découvrir de quoi il s’agissait.

Disons-le d’emblée : Ni le président Ali Bongo, moins encore les élus du Parti Démocratique Gabonais n’ont le souci pour le Gabon. Il n’y a qu’avoir l’expression et le comportement sur le terrain de ceux qui postulent à l’hémicycle pour le compte du PDG.

Pour mener à bien les réformes dont le Gabons a cruellement besoin, cette majorité de barbares incultes a toutes les chances de mieux réussir que celles qui l’ont précédée sur les bancs du pouvoir. Et il semble qu’Ali Bongo, cultivé parait-il,  joue en orfèvre de ce suivisme inconditionnel.

 Cette situation présente également des risques considérables. D’abord, parce que les réformes risquent fort d’être menées en dépit du bon sens – en particulier, en méconnaissant parfaitement les personnes qu’elles sont censées toucher.

Le pire, dans cette « élite » déracinée, c’est qu’elle se croit moderne et qu’elle avance à contre-sens de l’histoire.
Toutes les grandes nations s’orientent dans le sens de l’autorité et du renforcement des frontières. Seul le Gabon « Emergent » vit encore dans le monde des Bisounours et de la « fin de l’histoire » !

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