C’est un climat délétère qui prévaut depuis plusieurs mois entre les membres du Parti Démocratique Gabonais (PDG) de la commune d’Owendo. Dans sa volonté de se maintenir à tous prix à la tête du conseil municipal de ladite ville, la mairesse n’hésite pas à user de sa position pour faire régner un climat de terreur parmi les soutiens d’Ali BONGO.

Mercredi 06 juin, Béatrice Bitsaka ep. Ndembi, conseiller municipal pour le compte du deuxième arrondissement de la commune d’Owendo et désormais anciennement responsable UFPDG de cette localité dépose une lettre de démission auprès du délégué communal du Parti de masse. Elle pointe du doigt la gestion autoritaire et opaque de l’édile mise en cause.

Une démission de trop qui fait suite à une vague enregistrée depuis plusieurs mois. L’acte ne saurait passer sans inquieter les instances de cette formation politique à l’approche des futures échéances électorales. Ce n’est pas la première. « Si certains militants prennent le courage de démissionner, d’autres préfèrent se taire et s’abstenir dans le souci de préserver leurs petits intérêts », nous confie un cadre du Parti de la commune.

Deux fois maire centrale, une fois troisième adjoint au maire, Jeanne Mbagou impose son diktat à l’ensemble du personnel de « sa » mairie essentiellement PDGiste. « Elle profite du fait que l’essentiel des militants travaille à la mairie pour dicter sa loi. Pour un oui ou pour un non vous êtes poussés à la porte. Ça devient invivable ici », renchérit notre source. Tout y passe « décisions unilatérales, chantage, harcèlement, intimidation et menaces » pour imposer les siens à la tête des fédérations d’Owendo avec en ligne de mire un quatrième mandat.

Les intérêts de la première citoyenne passeraient-ils avant l’oeuvre de cohésion qu’Ali BONGO tente si bien que mal de prôner au sein de sa famille politique? Au moment où le Parti au pouvoir veut se refaire une santé après l’élection difficile et controversée de 2016, voilà que des militants de première heure sont contraints de quitter le navire du fait d’un seul individu, animé d’un incommensurable appétit de Pouvoir. Plutôt que de régénérer et revilatiser, pour être en phase avec le dernier congrès du PDG, Jeanne Mbagou fait place à la division et la fuite des militants.

Une situation qui soulève une fois de plus l’épineuse question du véritable rôle des soutiens du Chef de l’État. Nombreux sont ceux parmi eux qui, pour des intérêts personnels, n’hésitent pas à mettre à  mal la santé de leur Parti. Ali BONGO en a déjà fait les frais lors de l’élection présidentielle d’août 2016.

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