C’est assurément la fin du calvaire des habitants des logements sociaux Alhambra d’Angondje, dans la commune d’Akanda. Ce lundi 02 septembre 2019, le ministère des Aménagements fonciers, de l’Urbanisme, de l’Habitat et du Logement a lancé l’opération dite « vipère ». Une opération de recensement et d’identification des occupants desdits logements.

Prévue pour durer deux mois, l’opération « vipère » se déroulera en deux phases. La première, du 02 au 30 septembre 2019 est consacrée au recensement et à l’identification des habitants des logements. La deuxième phase prévue du 1er au 30 octobre est essentiellement consacrée à la signature d’un contrat de bail pour chaque locataire.

Selon le communiqué de presse parvenu à notre rédaction, cette opération initiée par Ernest Mpouho Epigat, ministre des Aménagements fonciers, de l’Urbanisme, de l’Habitat et du Logement est la conséquence d’un rapport produit par ses services. Lequel rapport fait état de plusieurs irrégularités dans la gestion de la cité Alhambra. « (…) plusieurs indélicats se sont injustement accaparés des logements de la cité Alhambra. Certains allant jusqu’à obtenir à eux seuls plusieurs dizaines de logements qu’ils sous-louent en retour aux compatriotes. Par ailleurs, il est revenu à monsieur le ministre que depuis cinq ans pour certains et trois ans pour d’autres, aucun loyer n’est régulièrement reversé aux services compétents du ministère », peut-on lire dans le communiqué de presse.

Brel Moussavou, un des agents recenseurs

C’est donc suite à ce constat qu’Ernest Mpouho Epigat, réputé pour son intransigeance, a engagé « des réformes qui vont permettre un traitement juste et équitable des besoins des compatriotes et ainsi contribuer à la matérialisation de la politique du président de la République, chef de l’Etat en matière de logement. »

Concrètement, l’opération « vipère » va permettre à tous les occupants de bénéficier d’un contrat de bail.

Pour ceux en situation de sous-location qui payent le loyer aux indélicats qui se sont accaparés les logements, ils retrouveront la plénitude des droits des logements qu’ils occupent avec la signature d’un contrat de bail à l’appui. Ils pourront désormais payer leurs loyers au tarifs social auprès des services du ministère des Aménagements fonciers, de l’Urbanisme, de l’Habitat et du Logement, à compter du 05 novembre prochain. Même scénario pour les occupants rentrés clandestinement.

Alors que certains locataires qui n’ont pas payé leurs loyers depuis cinq ans pour certains et trois ans pour d’autres craignaient pour leurs situations, le ministre de l’Habitat rassure « qu’aucun rappel d’impayés de loyer ne leur sera exigé. »

Par ailleurs, Ernest Mpouho Epigat rassure les squatteurs  « qu’aucun compatriote ne sera éconduit de son logement, quelle que soit sa situation actuelle. »

Patrick Montalier

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