Devenue un véritable phénomène social dans les grandes agglomérations gabonaises, la pollution sonore, encore appelé nuisance sonore, continue d’être objet de plusieurs plaintes au voisinage. A Libreville, bistrots et églises dites de réveil sont, à cet effet, les plus indexés.

D’après les termes de la loi N°007/2014 du 1er août 2014, relative à la protection de l’environnement en République gabonaise, en son article 6, la nuisance désigne « toute agression d’origine humaine contre le milieu physique, biologique, naturel ou artificiel entourant l’Homme et causant une gêne de vie et assimilable a un véritable dommage. Elle peut être notamment sonore, vibratoire, olfactive, visuelle, etc. ».

Ce qui montre que le phénomène de nuisance sonore n’a pas été oublié par le législateur gabonais. Cependant, ce phénomène ne cesse de prendre des proportions inquiétantes dans la société gabonaise, surtout à Libreville, où débits de boissons et églises de réveil sont de plus en plus pointés du doigt à cause de leurs bruits ambiants. Les habitants de la capitale gabonaise se plaignent depuis des années de cette pollution, qui a nécessairement les répercutions sur la santé.

Tout récemment, de passage au quartier Sotéga, dans le 1er arrondissement de la commune de Libreville, la rédaction de i24gabon.com a vécu une scène de voisinage entre un locataire et un tenancier de bar. Il faisait environ 13h quand ces deux voisins se sont mis à se chamailler, du fait que le barman ait indûment augmenté le volume de sa musique.

En novembre 2014, du côté de la commune d’Owendo, au sud de Libreville, 92 plaintes ont été déposées contre ces églises dites éveillées qui, dans leur communication avec le Tout-Puissant, empestaient, à base de sonorisation à outrance, de cris, de tapages, la quiétude des voisins. Chose qui a amené la maire de cette commune, Jeanne Mbagou, à recommander aux fidèles d’insonoriser leurs salles de culte pour la tranquillité des uns et des autres.

A Libreville, au courant de 2015, la mairie centrale a, quant à elle, lancé une opération de recouvrement des taxes municipales, incluant les délits de nuisances sonores pour les établissements de nuit, les bars, les snack-bars et les bars-restaurants qui ne respectaient pas la règlementation en vigueur.

Mais, malgré les efforts consentis autrefois par les autorités, qu’en est-il aujourd’hui à propos de la question? Les nuisances sonores sont un véritable problème aujourd’hui dans le quotidien gabonais. Ce phénomène n’est pas sans causer du tort à notre santé. Pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le bruit est la « seconde cause de maladie derrière la pollution atmosphérique ».

Ainsi donc, selon ce que dispose l’article 113 de la loi N°007/2014 : « Les établissements, installations, édifices, immeubles, ouvrages, chantiers, engins, véhicules et appareils publics ou prives doivent être construits, équipes, utilises et entretenus de manière à supprimer ou a réduire les bruits et vibrations qu’ils causent ou qui sont susceptibles, en raison de leur intensité, d’incommoder le voisinage, de nuire a la sante ou – de porter atteinte a la qualité de l’Environnement ».

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