Après un récent incident enregistré dans la nuit du 02 au 03 juin à l’aéroport international Léon MBA, le tour est venu aux passagers du vol AF977 opérant Paris-Libreville et sur le point d’atterrir de passer par toutes les émotions.

Les passagers d’Air France ne savent plus à quel saint se vouer tant les incidents enregistrés au sein des appareils affrétés par cette compagnie n’en finissent plus de se répéter. En grève depuis plusieurs semaines, la première compagnie française affrete régulièrement les appareils d’autres compagnies afin d’assurer le transport de ses voyageurs. Une opération qui serait passé inaperçue si les avions loués pour la circonstance ne presentaient pas de défaillances techniques. Au compteur plusieurs incidents enregistrés ces derniers temps à travers le monde.

Le Gabon ne fait pas exception. Cette fois encore, c’est un avion de la compagnie aérienne Air Belgium, affrété par Air France, qui a manqué de prendre feu à son arrivée à l’aéroport international Léon MBA de Libreville dans la nuit du 12 au 13 juin 2018.

Il est 20h45, les membres de l’équipage alertent la tour de contrôle pour signaler une fuite imminente du kérosène de l’avion en plein vol. Ce qui a permis aux équipes au sol de prendre des dispositions. C’est un cortège de véhicules de pompiers qui va accueillir l’appareil à son atterrissage afin de prévenir un éventuel incendie. Les passagers seront aussitôt évacués en urgence.

Une information confirmée quelques minutes plus tard par le chef d’escale Air France à Libreville aux passagers qui devaient embarquer dans le même avion et qui, au moment de l’incident étaient à l’étape des formalités d’enregistrement. Leur voyage sera finalement annulé. Au moment où nous mettons sous presse, aucune date n’a encore été confirmée par les responsables de la compagnie concernant le report du vol.

Pour rappel, à la suite du premier incident, le Premier Ministre, Chef du gouvernement gabonais, Emmanuel Issoze Ngondet recevait en audience Justin Ndoudangoye, ministre gabonais des transports qu’accompagnait le Directeur Général d’Air France Afrique Centrale, Fréderic Descours. Ce dernier avait alors indiqué lors de cet entretien que l’entreprise avait pris toutes les mesures qui s’imposaient en de telles circonstances. Avant d’ajouter que ce regrettable incident n’impacte en rien les 70 ans de collaboration entre Air France et le Gabon.

Des « mesures » finalement veines à la suite du énième dérapage enregistré par Air France en l’espace de dix jours. Créant au passage une psychose généralisée et une méfiance des voyageurs vis-à-vis des appareils autorisés à atterrir à l’aéroport international Léon MBA de Libreville.

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