Ministre de l’économie de la prospective et de la programmation du développement : Monsieur Régis Immongault Tatagani, (Sortant) - Archives Internet

Quoi qu’on dise sur la récente actualité d’une Cour Constitutionnelle annonçant la dissolution de l’ Assemblée Nationale et la démission du gouvernement, il se trouve ailleurs des personnalités politiques qui devront porter, à tort ou à raison, la responsabilité de cette crise institutionnelle inédite dans l’Histoire du Gabon.

Certaines indiscrétions nous parvenaient encore hier soir sur ces personnalités susceptibles de ne pas faire leur retour dans la prochaine équipe gouvernementale, alors même que notre éditorial de ce lundi 30 avril 2018 (Le Premier Ministre Issoze-Ngondet a démissionné !  ) anticipait déjà, par un jeu de mots incompris par certains, sur la démission du Premier Ministre.

Cela pourrait être le cas du Ministre de l’économie, de la prospective et de la programmation du développement : Régis Immongault Tatagani.

La crise économique débuté en 2014 avec la chute du prix du baril de pétrole a fortement ralenti l’activité économique du pays. Pour y faire face, entre autres, le gouvernement a mis en place un Plan de Relance Economique (PRE) avec le soutien des bailleurs de fonds internationaux dont le FMI et la banque mondiale.

Qu’est-ce qui serait donc reproché au ministre de l’économie ? Son Premier Ministre, Emmanuel Issoze Ngondet, lors de sa récente rencontre avec les médias, a pourtant laissé entendre que le déficit budgétaire globale est désormais de 3,9%, et le taux d’endettement ramené à 59% du PIB.

Mais, dans l’opinion publique, ces annonces laissent un goût perplexe tant les populations les apprécient en fonction de leurs difficultés quotidiennes. Grèves, licenciements, arriérés de salaire, fermetures d’entreprises, dette intérieure en attente paiements tant promis par le Gouvernement…

Récemment encore, le même Gouvernement subissait un revers public de la part de l’Union Européenne. En effet, le gouvernement à travers le ministre de l’Economie, Régis Immongault, par ailleurs ordonnateur national du Fonds européen de développement (FED), s’est vu refuser le rallongement de 12 mois en terme de délais par l’Union européenne (UE), pour la poursuite des travaux inhérents aux bassins versants de Libreville.

Le représentant résident de l’UE au Gabon, Helmut Kulitz a décidé de mettre un terme à la participation de l’UE dans le financement dudit projet. Une décision qui prend effet dès le 11 mai 2018, selon une correspondance adressée au ministre de l’Economie.

Le représentant de l’Union européenne, Helmut Kulitz, estimait que le Gouvernement n’a pas respecté ses engagements, notamment celui du 28 février dernier conduisant au règlement de la somme de 734 millions de francs CFA à l’entreprise Conduril en charge desdits travaux.

Cependant, si nos sources tiennent le bon bout, sieur Immongault ne serait pas le seul sur le boulevard du non retour.

Sans se l’avouer, le Président de la République s’apprête à faire porter la responsabilité de l’actuelle crise politique, voire économique, à certains membres du gouvernement. Rappelons que le tout premier report des législatives de décembre 2016 se justifiait déjà par un manque de fonds.

Selon la Cour Constitutionnelle, l’actuelle équipe gouvernementale n’a pas rempli à temps ses missions, notamment la mise en musique des actes attribués au Dialogue d’Angondjé.

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