Le projet de révision du Code du travail, déposé au parlement en août dernier par le gouvernement, continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive. La centrale syndicale Dynamique unitaire (DU), ce vendredi encore, vient d’exprimer son refus total du nouveau Code du travail, tout en mettant en garde les parlementaires de ce que l’adoption de ce texte pourrait aggraver le climat social.

Du 19 au 26 août dernier, le ministère de l’Emploi, de la fonction publique, du travail, de la formation professionnelle, chargé du dialogue social et certains partenaires sociaux se sont retrouvés pour l’élaboration d’un projet de révision de la loi n°3/94 du 21 novembre 1994, modifiée par la loi n°12/2000 du 12 Octobre 2000, modifiée par la loi n°021/2010 du 27 juillet 2010, portant Code du Travail en République Gabonaise.

Au terme de ces travaux, le gouvernement s’est fait le devoir de déposer ce projet de révision sur la table du parlement, pour que cela soit traduit en texte de loi. Toutefois, ce projet de loi n’est pas au goût de certains autres partenaires sociaux, notamment ceux regroupés dans la centrale syndicale Dynamique unitaire (DU).

En effet, à travers une communication de presse donnée ce vendredi par sa vice-présidente, Chantale Mackossot, DU a mis en garde les membres du parlement face aux risques de dégradation du climat social que pourrait occasionner l’adoption du nouveau Code du travail voulu par le gouvernement, tout en appelant à leur sens de patriotisme.

« La confédération syndicale Dynamique Unitaire met en garde les parlementaires tentés de ratifier ledit projet, contre les risques d’aggravation d’une tension sociale déjà délétère due à une crise politiques et économique persistante depuis le 24 octobre 2018; et de ce fait interpelle leur humanisme, leur patriotisme et leur attachement à la paix sociale et à la stabilité du Gabon », a laissé entendre la vice-présidente de DU, en rendant public la déclaration de son mouvement.

Jugeant ce projet de révision impopulaire, parce que n’ayant pas été pensé avec les partenaires sociaux qu’ils sont, et le qualifiant de cadre légal d’exploitation capitaliste et d’asservissement du travailleurs gabonais, la mythique centrale syndicale considère que le gouvernement vient là de pactiser avec l’employeur.

« C’est pourquoi, la confédération syndicale Dynamique Unitaire exige le retrait pur et simple du projet du nouveau code travail, la reprise des négociations tripartites incluant toutes les centrales syndicales », a recommandé la vice-présidente Chantale Mackossot.  

Et pourtant, le ministère en charge du Travail indique à la première page de son projet de révision, ce qui suit : « A travers cette reforme, le Gouvernement souhaite adapter le code du travail pour bâtir des relations employeurs-travailleurs plus dynamiques plus souples, qui s’adaptent davantage aux évolutions de la société et à leurs besoins, sans oublier l’amélioration du nombre d’emplois ».

Laisser un commentaire

Entrez votre commentaire!
Entrez votre nom ici