Le sommet de l’Etat gabonais est devenu un lieu commun, de copinage et d’affinité chronique : celui qui réussi à bénéficier d’une promotion entraîne avec lui, toute sa colonie familiale. Pierre Claver Manganga Moussavou, Séraphin Ndaot sont des exemples patents. Ils ont, en effet, réussi à faire attribuer des portes feuilles ministériels à leurs progénitures. Autant de portes feuilles ministériels,  dans un petit pays qui compte à peine deux millions d’habitants c’est exagéré. Presque tous les candidats potentiels qui se sont présentés aux dernières élections présidentielles d’aout 2016 sont passés par cette entourloupe. Ils sont en effet, en nombre pléthorique et pèsent profondément sur les comptes publics. Les voilà accusés régulièrement d’être les principaux responsables des multiples détournements des fonds publics.

La preuve est là, le ministre de la fonction publique Jean Marie onganaga à exhibé récemment devant les caméras du monde que la fonction public rentrait en phase stand-by sans avoir le moindre courage d’expliquer au Gabonais en quoi cette décision est-elle utile et à qui elle profite. Même le chômage des jeunes diplômés qui ne cesse de laisser les piques historiques dans les rues des villes gabonaises ne l’interpelle pas.

Hervé-Patrick Opianga est l’homme à tout faire du régime d’Ali Bongo. C’est lui qui planifie et organise tout. Il est au-dessus du parquet de la République, donc de la loi.

C’est lui qui dicte aux magistrats la sentence à prononcer. Sa fidélité est sans faille et inconditionnelle envers Ali Bongo qui l’utilise pour toutes sortes de missions, y compris lorsqu’il s’agit de prendre attache avec les leaders de l’opposition. Il n’a qu’un seul et unique chef : Ali Bongo. Sans conteste, il est au-dessus des Premiers Ministres qui se succèdent à la tête du gouvernement gabonais.

Rien qu’en observant cette attitude nauséeuse qu’il faut nécessairement présenter à l’examen d’un psychiatre, on peut donner une communion sans confession à Bruno Ben Moubamba dans sa folie, quand il alertait Ali Bongo de sanctionner l’incompétence de  l’actuel premier ministre du gouvernement qui, depuis qu’il a été nommé n’arrive pas toujours à présenter un bilan.

Plus étonnant est d’observer qu’après l’élection présidentielle d’aout 2016,  la plus part des laquais qui ont quitté ce naufrage, le plus dangereux au monde, sont en exil après avoir pillé pendant plusieurs années. Certains se retrouvent à la prison centrale de Libreville et il y en a même qui ont  perdu leurs vies.

Comment comprendre alors que dans un pays qui se dit démocratique, on ne retrouve plus de nos jours, des vieux  capables d’enseigner la sagesse à leurs enfants ?

Incroyablement difficile mais vrai car, le paysage politique du Gabon ne cesse de tomber chaque jour en lambeau. De l’opposition à la majorité, aucune vision prospective n’est initiée et mise au profit des Gabonais : c’est la déchirure exacerber par un divorce général et des règlements de comptes.

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