Carmen Ndaot, ministre du Travail et de l'Emploi dans son bureau

Nommée au poste de Ministre du Travail et de l’Emploi au gouvernement Issozet II, pour le compte du Parti pour le Développement et la Solidarité sociale (PDS) dont son père Seraphin Ndaot est Président, la jeune ministre s’illustre déjà sans vergogne à des pratiques d’une autre époque au sein de son Cabinet. 

Après avoir été débarquée à la surprise générale de la société Azur Gabon par son père pour occuper le poste de Ministre du Travail, nombreux sont les Gabonais qui n’avaient pas manqué de décrier la gestion familiale des opportunités offertes par le Chef de l’État au PDS.

Alors que Ndaot père trône lui même à la tête du Conseil National de la Démocratie (CND), ce dernier avait préféré proposer sa propre fille au gouvernement au détriment de tous les cadres de son Parti. Un choix qui n’avait pas manqué de provoquer l’ire des militants de ce Parti dit de l’opposition modérée.

Fidèle à une réputation qui ne serait pas des plus reluisantes, Carmen Ndaot se livre sans aucune crainte à des pratiques qui pourraient lui coûter son poste dans un État de Droit. Selon nos informations, la jeune ministre exige à chaque membre de son Cabinet, qu’il soit militant du PDS ou pas, de reverser chaque mois 15% de leurs salaires pour, dit-elle : « renflouer les caisses du Parti politique de son père ». Cette exigence s’étend d’ailleurs jusqu’aux frais de missions. Pour ce faire, elle n’hésite pas à menacer de démettre de leurs fonctions toutes les personnes qui ne se soumettraient pas à cette exigence. « Les conseils de Ministres c’est toutes les semaines. Ceux qui ne donneront pas leurs contributions seront virés », avait-elle lancé lors de l’annonce de cette décision.

Une attitude qui ne saurait être admise dans un État de Droit. 15% en moins d’un salaire n’est pas négligeable dans l’une des capitales les plus chères au monde. Surtout avec les salaires des membres de cabinets ministériels qui sont loin d’être ceux que l’on rêve de percevoir pour aspirer à une vie décente.

Au regard de cette flagrante violation des droits de ses compatriotes, le Chef du Gouvernement devrait très vite se saisir de ce dossier et ramener à l’ordre  cette ministre visiblement un peu trop gourmande et pressée de s’enrichir au mépris des dispositions en matière de Travail dont elle est elle même garante. L’on ne saurait confondre un cabinet ministériel à une épicerie familiale dans laquelle on recevrait des dividendes chaque mois.

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