Enquête

Ministère des transports : mafia dans l’établissement des visites techniques et cartes grises


Mafia dans la délivrance des visites techniques et la pose de plaques d’immatriculation de véhicules. Une affaire de gros sous dans laquelle auraient trempés plusieurs hauts cadres du ministère des transports. Avec à la clé, la signature de conventions de concession au mépris de la loi en vigueur en la matière. L’on dénombrerait ainsi près de 16 conventions, sinon plus, qui auraient été signées par des agents véreux à des concessionnaires qui n’ont ni structures adéquates, ni expertise requise. Il est d’ailleurs étonnant qu’il existe des concessionnaires dans une économie libérale. 

C’est une véritable mafia qui s’est installée au ministère des Transports. Une affaire de gros sous dans laquelle auraient trempés plusieurs hauts cadres du ministère des  Transports. L’on dénombrerait ainsi près de 16 conventions, sinon plus, qui auraient été signées par des agents véreux à des concessionnaires qui n’ont ni structures adéquates, ni expertise requise. Autrement dit, une signature de conventions de concession au mépris de la loi en vigueur en la matière. De fait, nombre de ces concessionnaires épinglés par les services du ministère des Transports, proposeraient des règlements à l’amiable pour ne pas payer les fortes pénalités consécutives à leurs impairs. D’autres, cependant, qui se croient intouchables du fait de leurs carnets d’adresses, continuent de se sucrer sur le dos de l’Etat. Avec la bénédiction de leaders syndicaux véreux et cupides qui choisissent de fermer les yeux moyennant des prébendes. Il se dit que l’un d’entre eux aurait touché un pot-de-vin de 35 millions FCFA. 

Voila donc l’explication de l’opacité qui entoure les conditions d’attribution des concessions Aéroportuaires, portuaires et de transport terrestre, non-respect des procédures applicables dans l’attribution des marchés publics au détriment des intérêts et de la souveraineté nationale. Au rang des multinationales impliquées dans cette affaire, l’on cite Bolloré, Gemalto, Auto Bilan, Badjing, ICS, Sogadotra. C’est ce que révèlent nos sources qui, à titre illustratif de ce qui semble revêtir les attraits d’une mafia en bande organisée, pointent la société Gabon-Autosur, qui, pourtant redevable à l’Etat d’une ardoise de 400 millions FCFA ainsi que le révéleraient des rapports d’inspection et d’audit du ministères des Transports, aurait versé 25 millions FCFA à un ministre de tutelle pour casser le monopole d’une autre entreprise faisant dans la visite technique et la pose de plaque minéralogique. Un autre opérateur économique, du nom de Chapui, bénéficierait, lui, de la protection et des bons offices d’un gros bonnet au sommet de l’Etat. 


Le bizness des plaques d’immatriculation et des cartes grises


Certaines structures posent des plaques d’immatriculation pas toujours de bonne qualité, et délivrent des cartes grises par pure complaisance. Même quand il s’agit d’un tacot, aucune vérification préalable n’est faite ; tout ce qui compte, c’est l’argent qui rentre dans la caisse. Une structure comme Auto-bilan agréé, qui est tombée en désuétude du fait de l’obsolescence de ses équipements, mais qui continue de délivrer des visites techniques parce que bénéficiant des bons offices de la tutelle. 


Et que dire de Gabon-Autosur, société spécialisée dans le contrôle technique de véhicules, qui établi des visites techniques à des automibilistes qui acceptent de payer le prix fort. Un véritable réseau de  corruption qui permet à des véhicules pourtant contrôlés défectueux ou soient diagnostiqués « épaves », de continuer à circuler. Pour ce faire, les techniciens touche des pots-de-vin, en ignorant les défaillances techniques des véhicules. Ainsi, pour les visites des véhicules de type berline  Au lieu de la somme de 21000 F CFA, les automobilistes s’ acquittent du montant de 25000, les 4000 F CFA de reliquat serve de pots-de-vin aux techniciens en charge des visites dans le but d’ignorer les défaillances des véhicules et les déclarer «  En bon état ». Un temps écarté, un haut responsable de l’entreprise, soupçonné d’avoir souvent empoché les recettes des contrôles techniques, aurait été rétabli dans ses fonctions. Ces mauvaises pratiques des agents de Gabon-Autosur se justifieraient-elle par les soupçons de « mensonges » dans les déclarations d’impôts, manipulations diverses et falsification des chiffres, et autres accusations qui pèsent sur le P-dg de cette entreprise. En 2016, en effet, le site d’informations Gabonreview révélait que le patron de Gabon-Autosur touche la bagatelle somme de 21 millions de francs CFA par mois. Il serait aujourd’hui dans le viseur des Impôts et de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Officiellement à la retraite depuis quelques années, il serait toujours salarié à hauteur de 27 millions de francs par mois, en plus des 9 millions perçus au titre de sa supposée pension. Jusque dans son parcours professionnel, des doutes subsisteraient. Vrai ? Faux ? C’est selon. 

La mort de la Brigade de contrôle routier


Plutôt que de renforcer ses capacités opérationnelles, l’on a choisi de vider la Brigade de contrôle routier de ses régaliennes pour les rétrocéder à un concessionnaire privé qui percevrait ainsi de l’argent, mais sans reverser à l’Etat. A la grande indignation du SAMTAC qui veut que dorénavant, la signature de contrats de concession en la matière, soit préalablement minitieusement étudiée par une commission dans laquelle siégerait également les partenaires sociaux.


Warning: json_decode() expects parameter 1 to be string, object given in /homepages/45/d841531003/htdocs/clickandbuilds/i24gabon/wp-content/plugins/posts-social-shares-count/classes/share.count.php on line 86
comments icon0 comments
0 notes
100 views

Write a comment...

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *