Parce que les réformes entreprises récemment par le gouvernement ne font pas l’unanimité auprès de certaines formations syndicales, le président de la Confédération Syndicale des Agents de l’Administration Publique, Parapublique et Privée (Cosynap), invite les deux parties à une discussion franche, pour une meilleure compréhension des mesures initiées.

Joël Ondo Ella et la Cosynap ont lors d’une récente rencontre avec les médias, invité les autorités et les syndicats encore réticents aux mesures d’austérité initiées par le gouvernement, à une concertation urgente. Une rencontre qui selon le président de la Confédération Syndicale permettra aux deux parties de pouvoir échanger sur les différents points de divergences.

Favorable aux mesures gouvernementales visant à réduire le train de vie de l’Etat, Joël Ondo Ella, dit comprendre que celles-ci ne soient pas du goût de tous les gabonais. Et encore moins des organisations syndicales comme Dynamique unique et l’USAP, qui prévoient de tout mettre en œuvre pour tenir en échec ce projet. « Cette concertation à laquelle nous appelons de tous nos vœux, devrait aboutir à un contrat social ou à un pacte républicain, en vue de dissiper toutes les incompréhensions autour de ces mesures », a-t-il indiqué.

En effet, depuis l’annonce des réformes par le gouvernement et leur application à travers la réduction de la masse salariale, certaines formations syndicales n’ont eu de cesse de multiplier les rencontres et les assemblées générales aux fins de mettre en garde les agents de l’Etat. Une attitude que déplore le président de la Confédération Syndicale. Selon ce dernier, « la réduction du train de vie de l’Etat, relève d’une vielle et récurrente revendication des salariés qui vivaient impuissamment une disparité et une injustice dans la distribution des revenus du fruit du travail ».

Anticipant cet appel de la Cosynap, le Ministère de la Fonction publique a lors d’un communiqué de presse publié le mercredi 18 juillet 2018 dernier, invité tous les organisations syndicales concernées par le sujet, à « se faire enregistrer au plus tard le 30 juillet 2018, en vue de l’ouverture des discussions avec les syndicats de l’administration publique, prévue pour le mois d’août prochain». Le rendez-vous est donc pris.

Daisy Ntongono

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