Les critiques fusent de partout dans le  camp de l’opposition depuis le vendredi 09 septembre 2017 date à laquelle, Annie Léa Meye a pris la décision de mettre fin publiquement à son ancrage à la galaxie Jean Ping. Ce jeudi 14 septembre a été marqué au sein de l’entourage de l’ancienne proche de Jean Ping par une conférence de presse, animée à son domicile situé sur les banquettes de la voie express.

 Couture impeccable, regard filant droit vers les journalistes, un léger sourire pour accompagner son écoute face aux médias. En filigrane, une dame de fer vigoureuse et optimiste à en découdre avec l’opposition systématique : « la faillite quasi-généralisée de l’opposition gabonaise, caractérisée par une rupture totale de liberté d’expression est l’un des plus graves problèmes que rencontre la galaxie Ping. Cette faillite n’est pas seulement, ni même principalement, financière. Le plus grave, ce sont ces dizaines de milliers de jeunes que l’on envoie sans stratégie dans la rue en chaire de canon et qui finissent le plus souvent leur protestation abandonnés à eux – même, à la prison centrale de Libreville », s’insurge Annie Léa.

Sans la moindre expression – parce qu’au nom d’un égalitarisme mortifère, « on » a décrété qu’il était indécent de leur apprendre à donner leur opinion, alors qu’ils devraient avoir « droit » à la parole : « le plus grave, c’est aussi la haine et l’absence de civilisation des membres de cette sphère politique de l’opposition. Cette décision courageuse est un état des lieux sévère de ce naufrage catastrophique où presque toute la jeunesse qui en fait partie, est engloutie », dénonce – t – elle.

La combattante de la libéralisation qui se veut des mœurs d’une opposition libre, en poursuivant sa leçon politique, dénonce cependant que l’entourage de l’ancien président de la commission de l’Union Africaine serait en réalité victime, d’un crime d’opinion : « je voudrais nous interpeller sur le tribalisme, le sectarisme et le rejet de l’autre car, la tribalisation du débat politique prend de proportion inquiétante et c’est à chacun de nous de réagir », poursuit Annie Léa Meye.

Cette dernière entend poursuivre son combat politique non plus aux cotés de Jean Ping, mais avec une nouvelle dynamique qui inclus les Gabonais de toutes les régions sans distinction aucune afin de poursuivre le combat d’André Mba Obame jadis, opposant historique de la scène politique gabonaise.

Pour terminer cet exposé avec la presse, Annie Léa Meye a donné une petite leçon de démocratie à Jean Ping et sa coalition : « Il est certain que chaque personne a ses idées, sa manière de voir, des intérêts à défendre et il faut trouver les moyens de vivre ensemble en paix. La démocratie implique donc aussi des discussions, des confrontations, des conflits d’opinion. Le conflit est un processus normal et n’est pas négatif s’il est géré autrement que par la discrimination et la violence. »

« Dans une démocratie des convictions divergentes, voire opposées, peuvent coexister du moment que chacun respecte la liberté d’opinion d’autrui. Sur le plan politique, les systèmes démocratiques permettent d’élaborer des compromis les plus équitables possibles qui sont ensuite acceptés par un vote au parlement ou un vote des citoyennes et citoyens », conclut – elle.

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