( Photo d'archive utilisée juste à titre d'illustration)

A cet effet Francis Nkéa, leur ministre de tutelle devrait avoir une oreille attentive afin de répondre favorablement aux aspirations des fonctionnaires exerçant au sein de l’ordre judiciaire, spécialement  des personnes chargée de rendre les décisions de justice et de faire appliquer les lois, sortis fraîchement de l’Ecole Nationale de la Magistrature (ENM) ,  qui passent cette période des fêtes de fin d’année la main sur la Joue comme observant dans un retrait de deuil.

Ils sont tous Gabonais et responsables de différentes familles, qui supportent déjà depuis trois mois les mesquineries de leur ministère de tutelle. Trois mois sans argent c’est le sort qui leur est réservé jusqu’à cette date.

Pourtant il y a six mois de cela, le Premier ministre avait décidé de geler pour une durée d’un an les recrutements dans la fonction publique pour maîtriser la masse salariale. Cette décision intervenait à la suite de l’octroi par le FMI d’une enveloppe de 642 millions de dollars au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC), le 20 juin 2017. Il s’agit d’un échec comme d’habitude sinon «Comment comprendre qu’après deux années de formation nous soyons traités de la sorte? Nous qui pensions qu’au moment de notre prestation de serment notre situation administrative ne connaîtrait pas de problèmes. Face à ces impayés de salaires et cette situation qui perdure nous avons le sentiment d’avoir échoué» ; confiait un magistrat de la promotion 2017 à l’hebdomadaire La Loupe. A un autre de préciser : «nous n’avons pas de postes budgétaires encore moins de numéros matricules. Ces deux éléments sont un préalable avant de prétendre au salaire. Quand les choses sont bien faites les magistrats sont payés au plus tard le 25 janvier. Et les matricules sont connus dès octobre. Ce qui n’est pas notre cas».

Les conditions socioprofessionnelles des gabonais continuent à se dégrader dans plusieurs secteurs. Après les agents des régies financières, c’est le tour des magistrats d’exprimer leurs inquiétudes sur l’effritement de leur situation sociale.

La situation sociale des magistrats est aujourd’hui catastrophique. Personnage clé du ministère de la Justice, le magistrat est le garant des règles institutionnelles.

Gardien des libertés individuelles, il est chargé de rendre la justice, d’appliquer les lois et de veiller au respect des règles de droit qui régissent la vie en société. Si ce métier attire de très nombreux étudiants, la sélection à l’entrée de l’ENM (École nationale de la magistrature), seule voie d’accès à la profession, reste extrêmement difficile.

Le président du Syndicat national des magistrats (Synamag), Germain Nguema Ella, contacté à en la circonstance, n’a pas manqué de dire une nouvelle fois les difficultés auxquelles sont confrontés les hommes en toges noires. «Les magistrats sont en train de passer 3 mois sans salaires. Comment peut-on laisser un magistrat pendant tous ces mois sans être payé ? Comment fait-il pour se loger, pour se nourrir, pour se vêtir convenablement ? C’est à dire qu’on les expose à la corruption, en les gardant autant de mois sans salaires. Ils sont ainsi soumis à la tentation», a-t-il fustigé.

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