Les efforts consentis par le Gabon dans le domaine de la lutte contre la déforestation viennent d’être récompensés. La Norvège va accorder au Gabon 150 millions de dollars, 88,400 milliards de FCFA, dans le cadre d’un contrat de dix ans pour sa réduction des émissions de gaz à effet de serre et pour l’absorption du dioxyde de carbone (CO₂,) par ses forêts naturelles.

Depuis le début des années 2000, le Gabon ne cesse d’œuvrer pour la préservation de l’écosystème à travers la création de 13 parcs nationaux et, partant, sa lutte acharnée contre la déforestation. Un travail de longue haleine qui vient d’être récompensé par la Norvège, qui va accorder à l’Etat gabonais 150 millions de dollars, soit près de 136 millions d’euros, dont l’équivalent de 88,400 milliards de FCFA, d’ici à 2025 pour préserver ses forêts, qui couvrent près de 90 % de son territoire et représentent 10 % des forêts du bassin du Congo.

« Cet accord représente avant tout la reconnaissance du travail accompli au cours de nombreuses années. Depuis le début des années 2000, nous avons progressivement réformé le secteur forestier en imposant aux entreprises l’adoption de plans d’aménagement prévoyant une durée de rotation des coupes de plus en plus longue », a laissé entendre le ministre gabonais de la Forêt, de la mer, de l’environnement, chargé du plan climat, Lee White, en se satisfaisant du nouveau partenariat avec la Norvège, lors de son entretien du 23 septembre avec nos confrères du journal Le Monde.

Annoncé le dimanche 22 septembre à New York, à la veille du le lancement des activités du Sommet sur le climat convoqué par le secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, cet accord entre dans le cadre d’un contrat de dix ans visant à soutenir le Gabon dans ses efforts pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et à la dégradation forestière et pour l’absorption du CO₂ par ses forêts.

« L’accord a été signé avec la Norvège sur la base de 150 millions de dollars pour 30 millions de tonnes de CO₂, à un prix plancher de 5 dollars. Celui-ci sera porté à 10 dollars si le Gabon valide ses résultats en utilisant les standards reconnus par la Convention climat des Nations-Unies », a confié le ministre Lee White aux mêmes confrères.

Pa ailleurs, il semble paradoxal que le Gabon soit le premier pays africain à recevoir des financements internationaux de cette envergure, alors qu’il a refusé de s’engager dans le Programme de collaboration des Nations-Unies sur la réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts (Programme ONU-REDD) élaboré dans le cadre des négociations climatiques lancé en 2008.

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