Le discours d’Ali Bongo sur l’avenir du Gabon, laisse un goût d’inachevé. Il contient d’abominable choses : la reconnaissance du fait que l’unité nationale n’impose pas l’uniformité, une certaine acceptation de l’identité de la légion étrangère aux postes de responsabilité.

Concrètement, les « réformes » pourraient bien être limitées à la proposition d’insérer la légion étrangère dans la constitution.

Il n’y aurait nul besoin de spécifier une quelconque mention de la légion étrangère, si la constitution stipulait clairement que le principe de subsidiarité s’applique au Gabon et que l’on abandonne sans regret le copinage.

Mais alors, si l’on encourage la violence en lui cédant systématiquement, ce n’était pas la peine de rendre cet hommage appuyé aux tandems de la nation.

Il est vrai que le Pouvoir est, depuis longtemps, impitoyable pour les faibles et les honnêtes gens et flagorneur pour les puissants et les voyous. Qu’il suffise de penser, dans l’actualité récente, au dossier opération Mamba la traque anti-nationaliste.

Ali Bongo a évoqué, sans beaucoup de détails, l’hypothèse de conserver un certain nombre de dotations de l’État mais malheureusement, on observe ses proche empiéter sur ses décisions.

Ce serait une très bonne nouvelle et le signe que nous tournerions enfin le dos à l’irresponsabilité étatique.

Mais pourquoi diable rester aussi vague (à moins qu’il n’y ait aucune volonté politique réelle d’aboutir) ?

De la même façon, quand le président nous annonce une tolérance zéro face à la délinquance, nous ne pouvons nous empêcher de penser qu’il avait déjà promis qu’il ne céderait pas à la violence des Gabonais.

Et, même si nous pouvions croire à sa promesse, encore une fois, pourquoi cette tolérance zéro serait-elle réservée aux Gabonais ?

Décidément, ce discours ressemble fort à de l’enfumage.

Nous croirons que l’exécutif a vraiment le projet d’améliorer les choses au Gabon quand il sera intraitable avec les terroristes et qu’il ira au bout de la logique subsidiariste. Nous en sommes loin.

 

Laisser un commentaire

Entrez votre commentaire!
Entrez votre nom ici