Mosquée centrale à Libreville. Archives internet

Le soleil est à peine au zénith. L’heure du culte des musulmans approche et impose un tout autre rythme à la capitale librevilloise. Parmi ceux qui oublient cette information, des résidents non musulmans qui ont le réflexe de se rendre au petit commerce du quartier ou du coin de la rue. Ce sont des portes closes qui les reçoivent tout dépités.

« Oh, il est encore fermé. Donc on ne peut plus manger son pain à midi le vendredi ? », se questionne un riverain qui voulait acheter sa baquette.

Ailleurs, un automobiliste s’étonne de la fluidité du trafic routier entre le pont situé à l’emplacement des anciens feux tricolores de Nzeng-Ayong et le grand rond-point portant le même nom.

« Ça passe ici le vendredi comme ça ! Ah oui, nos amis taximen sont à la mosquée », s’écrit-il.

« Où sont les taxis aujourd’hui ? Depuis que j’attends ici. Ou bien ils sont tous à la mosquée ? », balance une femme en attente sur le Boulevard Léon Mba.

Le vendredi à Libreville voit un nombre important de commerces et de véhicules de transport à l’arrêt à l’heure du culte. Un ralentissement économique qui traduit le taux de pénétration non négligeable des musulmans dans ces secteurs économiques.

Sur les réseaux sociaux, certains s’en plaignent mais oublient la toute liberté de chacun de s’investir dans ces domaines afin de rééquilibrer l’emprise sus citée.

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