Réunis en assemblée générale ce vendredi 20 juillet 2018 à la Chambre de commerce de Libreville, l’ensemble des leaders de la formation syndicale Union sacrée pour la patrie (USP), à tenu à expliquer à leurs militants les raisons de leur annonce du mercredi 18 juillet 2018 dernier et à clarifier les décisions qui ont été prises, et qui « peuvent être sujet à plusieurs interprétations ».

Revenant sur la conférence de presse de mercredi dernier, le porte-parole du mouvement syndical l’Union sacrée pour la patrie, Wilfried Erisco Mvou Ossialas, a indiqué qu’il était nécessaire pour eux d’expliquer la situation actuelle du Gabon. « Une situation dont nous avons tous une part de responsabilité, tant le gouvernement, les administrateurs, que nous même les agents. Fort de ce constat, nous avons jugé qu’il serait plus inspiré de soutenir le gouvernement. Car en fin de compte, ces mesures n’ont pour seul but que de rétablir la justice sociale dans nos administrations ».

Selon ce dernier, dans le but de rendre possible cette justice sociale, ils auraient suggéré au gouvernement le principe d’un recrutement pour un départ. « Ce qui permettra de respecter la programmation de départ à la retraite qui sera compensé par celle de recrutement. Car ce n’est pas normal que la personne que l’Etat a envoyé en formation, ne soit pas à son retour intégrée à la fonction publique. Tout ça à cause du gonflement du fichier de la main d’œuvre non permanente et des présalariés dans les administrations. Nous disons qu’il faut dénoncer cela », a-t-il expliqué.

Erisco Mvou a conclu son propos en déclarant : « Il n’est pas question pour nous de chercher les coupables, il y a des institutions pour ça. Il est question pour nous de trouver où nous nous sommes arrêté, où ont s’est trompé et qu’est-ce qu’on peut faire pour changer cela? Voilà pourquoi nous prônons pour l’audit des effectifs. Nous disons que nous sommes contre le fait que l’Etat continue à verser des émoluments aux agents  qui sont tranquillement installés en France où ailleurs, tandis que certains sont ici au Gabon à la recherche de postes. Voilà pourquoi il est plus que temps de rétablir la justice sociale. Nous encourageons le gouvernement à être conséquent ».

Daisy Ntongono

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