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La mise en place du Centre Gabonais des élections semble ne prendre en compte que les partis politiques répartis entre « majorité » et « opposition ». Une logique binaire qui peut étonner tant la nouvelle entité se donne pour mission d’organiser toutes les futures joutes électorales auxquelles s’invitent des gabonais non estampillés sous ces groupes.

S’il est vrai que les partis politiques ont vocation à prendre part à la compétition politique, il est tout aussi à souligner que tous les 41 ou 44 partis actuellement mis en avant au sein du débat autour du CGE ne présentent toujours pas des candidats.

Par contre, le code électoral reconnait un statut aux candidats indépendant et exige qu’ils soient représentés au sein de l’institution en charge de l’organisation des élections. En payant un montant de la caution égal à celui des candidats investis par les partis politiques, ils sont malheureusement discriminés lors du scrutin puisque n’ayant pas de personnes ressources pour défendre leurs intérêts au CGE. Précisément : au sein de la Présidence de l’institution qui ne comprend que les représentants des partis politiques. Pourtant, certaines candidatures indépendantes suscitent bien plus d’intérêt comme ce fut le cas d’André Mba Obame en 2009.

On est tenté de croire que la guerre actuelle pour le contrôle ou la présidence du CGE, en ne mentionnant que les partis politiques régulièrement reconnus, discrimine pour le moins de potentiels candidats indépendants.

Autrement dit, comment catégoriser ces derniers indépendants entre majorité et opposition ? Qui est censé défendre leurs intérêts dans les plus hautes instances décisionnelles du CGE ?

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