En pleine causerie pour les prochaines élections législatives, Franck Nguema « Le Feu », comme l’appelle désormais ses électeurs,  se dit certain d’obtenir en sa faveur, une vague des suffrages au 2ème arrondissement de la commune d’Aanda . « Si les Akandais élisent un député qu’il faut à la place qu’il faut, ce sera une telle déflagration qu’il n’y aucune crainte de ne pas avoir de majorité pour le compte de la société civile ». L’homme d’affaires  rappelle l’histoire politique de son pays, tout en soulignant les grands événements qui ont marqué ces circonstances.

De la cité Parlementaire en passant par celle de l’Emergence (derrière le stade de l’amitié) avant d’évoquer le rond point château, des investitures emblématiques de popularité  montrent que Franck Nguema « Le Feu »  n’entend faire aucun cadeau à ses adversaires : « Les Gabonais ont besoin d’une assemblée nationale libre et responsable car, je suis en possession de mes droits civiques donc, il faut que je les fasse valoir, c’est donc pour dire en un mot que je crois en l’alliance des anciens et des jeunes »,s’exclame le candidat.

S’exprimant face aux habitants de la cité de l’Emergence, le PDG de TV+ n’a pas manqué de jeter une critique sur les logements dits « sociaux » qui selon lui, « ont été construits dans une inspiration d’amateurisme ».  

 Nous le voyons donc, la question de la société civile – voire des mouvements citoyens – n’est pas une question auxiliaire. Si rien n’est fait pour contrecarrer les vues du capitalisme néolibéral financiarisé sur cette notion, il ne faudra pas s’étonner que celui-ci réussisse son OPA sur la notion.

Il faut dès maintenant nous réarmer intellectuellement sous peine de courir au-devant de grandes déconvenues En 1956, dans sa lettre à Maurice Thorez, Aimé Césaire eut ces mots pleins de lumières : « Le résultat est qu’à l’heure actuelle le monde est dans l’impasse. Cela ne peut signifier qu’une chose : non pas qu’il n’y a pas de route pour en sortir, mais que l’heure est venue d’abandonner toutes les vieilles routes. Celles qui ont mené à l’imposture, à la tyrannie, au crime. C’est assez dire que pour notre part, nous ne voulons plus nous contenter d’assister à la politique des autres. Au piétinement des autres. Aux combinaisons des autres. Aux rafistolages de consciences ou à la casuistique des autres. L’heure de nous-mêmes a sonné ». Pour Franck, il est grand temps de faire sonner le gong et de rallumer les étoiles dans cette nuit épaisse qui nous menace un peu plus chaque jour.

« Loin des effets d’annonce et autres enfumages, il convient, selon moi, d’analyser froidement cet engouement récent pour la société civile mais aussi les dévoiements qui l’accompagnent », dit-il.

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