Démarrée le 23 septembre dernier dans la sous-région, la campagne de communication relative à l’emprunt obligataire par appel public à l’épargne à hauteur de 100 milliards de francs CFA vient d’être clôturée par le ministre de l’Economie, des finances et des solidarités nationales, Roger Owono Mba. Un emprunt qui servira, selon le ministre, à financer partiellement certains projets d’investissement inscrits dans la loi des finances 2019.

Au terme d’une intense campagne de communication dans la sous-région, notamment en Guinée Equatoriale, au Cameroun et en République du Congo, sur l’emprunt obligataire par appel public à l’épargne « EOG 6,25% NET 2019-2024 », le ministre en charge de l’Economie, Roger Owono Mba, a clôturé ladite campagne ce lundi 30 septembre à Libreville.

Selon le ministre Roger Owono Mba, ce produit d’emprunt obligataire par appel public à l’épargne lancé « sur le marché financier des Etats membres de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) servira au financement partiel de certains projets d’investissement inscrits dans la loi des finances 2019 financés sur ressources propres ».

Il s’agit, en effet, des projets de développement qui touchent plusieurs secteurs, notamment la santé, la route, la formation professionnelle, l’agriculture et bien d’autres. Ainsi, environ 41,4 % des fonds récoltés seront consacrés à l’infrastructure et à l’équipement ; 18 % à la construction des logements et équipements collectifs ; 14 % aux enseignements pré-primaire, primaire et secondaire ; 11 % à l’éclairage urbain et rural ; 16 % à la gestion du patrimoine routier ; 2 % à l’agriculture et au développement rural ; 1 % à la deuxième phase du programme Graine et 1 % au programme de développement agricole rural.  

Face à la situation difficile observée en 2016, des efforts considérables ont été consentis dans la réduction progressive du déséquilibre du budget de l’Etat et le maintien d’une croissance positive. Du moins, c’est ce qui ressort du propos du ministre de l’Economie, des finances et des solidarités nationales, Roger Owono Mba.

« Le déficit budgétaire s’est nettement réduit : il est passé de 6.6% du PIB en 2019 à 3,4%, puis à 1,4% en 2018 et pour cette année 2019, la poursuite des actions œuvrant dans le sens d’une mesure des dépenses et d’une mobilisation accrue des ressources sont telles que l’on s’attende à un excédent d’environ 1% en fin d’année 2019 »

Cet emprunt, dont l’échéance est de 5ans avec un taux d’intérêt par an de 6,25%, sera remboursé par le débit du compte séquestre de l’Etat gabonais intitulé «Dépôt spécial-Amortissement de l’emprunt obligataire de l’Etat gabonais EOG 6.25% Net 2019-2024», ouvert dans les livres de la BEAC. 

François Adzui Nguere

Laisser un commentaire

Entrez votre commentaire!
Entrez votre nom ici