Logements sociaux d'Angondjè. © I24GABON

Dépassés par des tapages des bars et des commerces anarchiques au cœur d’une cité, les habitants des logement sociaux situés derrière le stade de l’amitié appelés Alhambra, interpellent la municipalité du 2ème arrondissement de la commune d’Akanda, qui rechigne à intervenir contre les fêtards. Un tapage nocturne incessant dans ces lieux, le bruit exaspère les riverains.

Dans la cité Alhambra des logements sociaux, on se comporte comme dans une jungle . Les tireurs à bière des cinq bars chocs de la place tournent à plein régime. Quand vient l’heure de baisser les rideaux, les serveurs n’hésitent pas à verser le doux breuvage dans des gobelets en plastique, incitant les jeunes à poursuivre les réjouissements en plein air. Les fêtards font aussi les plein dans les épicerie de nuit, qui pilulent autour de la place « il y a deux ans, nous devions parcourir des kilomètres pour acheter à boire témoigne un jeune habitant. Maintenant, pour s’approvisionner, rien de plus simple! »

Sur les étagères de ces troquets, ni manioc encore moins un petit morceau de poulet: plutôt regab, castel, gin, tequila, vodka, que les échoppes n’hésitent pas à distribuer après 22 heures, bravant l’interdiction municipale. « nous n’avons pas le choix, justifie le gérant d’un bar. L’alcool représente 80% de notre chiffre d’affaire. Si on cesse d’en vendre nuitamment, on coule ».

« Nous sommes à cran râle un père de famille habitant des logements sociaux depuis deux ans. Les fêtards vocifèrent, urinent sur nos portes, montent sur nos voitures. L’autre nuit, j’ai eu droit à cette nuisance sonore jusqu’à 7 heures du matin et de surcroît, un jour ouvrable. Comment nos enfants feront-ils pour apprendre leurs leçons en toute quiétude étant donné que nous sommes à quelques semaines seulement de la rentrée des classes?»

C’est le véritable mal dans cette cité. Des familles qui ne savent plus quoi faire face à ce phénomène grandissant, sollicitent l’intervention des autorités compétentes pour constater ces charivaris. La grogne monte partout. « Dans les tous prochains jours, si rien n’est fait, les riverains n’attendront plus se laisser faire », s’exclame Jean Pierre.

Dans certains coin de la commune de Libreville par exemple, l’empoignade a commencé depuis un moment, mené par le maire. Plusieurs établissements commerciaux ne répondant pas aux normes administratives ont simplement été fermés à l’exemple du fameux perchoir qui était un véritable mal pour la société.

La mairie du 2ème arrondissement d’Akanda doit donc trouver des voies et moyens pour remedier à ce mal qui ne cesse de nuire les habitants de la cité Alhambra.

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