EH4YA0 Gabon, Libreville, Boulevard de l'Independance on the Waterfront, the Total Gabon company building

Accusé d’entraver le mouvement de grève des employés du pétrole, qui est pourtant encore un droit en République gabonaise et selon le bureau de l’Organisation Nationale des Employés du Pétrole (Onep), observé dans le plus grand calme, sans aucune destruction d’un quelconque matériel de la structure, la société Total Gabon devra pour cela comparaitre ce mardi 17 juillet 2018, au tribunal de première instance de Port-Gentil à 12 heures 30.

Après la plainte déposée le jeudi 12 juillet dernier au tribunal de première instance de Port-Gentil par l’Onep contre la compagnie Total Gabon, pour entrave à la grève et jugée recevable par ladite instance judiciaire, la direction de cette société d’exploitation pétrolière est attendue ce matin au tribunal.

En effet, suite au mouvement de grève lancé le lundi 9 juillet dernier par les employés de Total Gabon, le bureau syndical de l’Onep dénonce pour le déplorer, les diverses « manigances » mises en œuvre par le Directeur de la filiale pétrolière, Henry Max Ndong Nzue, qui ne cesse manifestement de violer les lois et règlements de notre pays par « l’aliénation du droit de grève et l’entrave à l’action syndicale ».

Il est reproché à la direction de cette structure de ne faire aucun cas de la crise qui prévaut au sein de cette entreprise, et en lieu et place d’une négociation, d’opter pour le remplacement des employés grévistes par le personnel des sociétés extérieures dont, EMTP, SPIE Oil & Gas Service et Dietsman, qui selon le bureau de l’Onep, sont également citées dans la plainte.

Rappelant que le droit de grève et la liberté syndicale sont consacrés et garantis non seulement par la convention N°087 de l’OIT mais aussi par le code du travail en ses articles 14, 270 et 341 à 345, le Conseil des employés de Total Gabon entend bien faire respecter son droit grâce à cette procédure de judiciaire

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