Après le malheureux incident enregistré le jeudi 2 août 2018 lors de l’assemblée générale de Dynamique Unitaire (DU) au stade de basket d’Awendjé, entre les hommes politiques qui ont répondus à l’invitation de Jean Rémy Yama et les fonctionnaires, certains agents publics s’interrogent désormais sur les réelles motivations du président de cette confédération syndicale.

Suite aux révélations sur des pratiques peu orthodoxes du président de la Dynamique Unitaire et la  présence inexpliquée de certaines personnalités politiques lors du rassemblement d’Awendjé, Jean Remy Yama fait une fois de plus parler de lui. Certains fonctionnaires lui reprochent de politiser leur mouvement syndical.

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Une situation que certains affirment ne plus pouvoir tolérer et refusent de laisser dériver leur mouvement avec Yama à sa tête. «Si Jean Remy Yama veut se compromettre sur le terrain de la politique, il est dans son intérêt de laisser notre syndicat libre et de créer son parti politique s’il ne veut pas signer son adhésion officielle chez Jean Ping, qui semble-t-il finance même jusqu’à ses déplacements à l’étranger. Il doit arrêter de vouloir nous imposer ses amis lors de nos rencontres syndicales », a lancé un agent de l’État, membre de Dynamique Unitaire.

Si l’intéressé se défend contre ces accusations et menace de poursuivre en justice les médias qui relaient des informations qu’il juge «calomnieuses», le doute et la méfiance des fonctionnaires vis-à-vis du très controversé président s’accentuent. «Jean Remy Yama est en train de se détourner de notre lutte qui privilégie le dialogue, le respect de l’autre, la capacité d’écoute, les concessions et surtout le sens de la mesure. On parle d’une affaire de gros sous ou de financements occultes qui circuleraient entre lui et certains opposants», a déclaré un autre syndicaliste.

Patrick Montalier

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