Eyeghé Ndong et Jean Ping à Tchibanga. Archives internet.

Les partisans du boycott dénoncent une participation aux législatives de leurs alliés visant à isoler Jean Ping. Puisque certaines personnalités et partis l’ayant soutenu en 2016 ont rendu publiques leurs intentions de se soumettre aux joutes électorales organisées par le gouvernement nommé par Ali Bongo Ondimba.

Une reconnaissance implicite de ce qu’ils ne participeront peut-être jamais à des élections sous un gouvernement nommé par Jean Ping. C’est en tout cas ce que l’ancien candidat déclarait à la presse nationale et internationale un 12 mai 2017: «Ali ne sera pas là en 2018, donc c’est nous qui allons organiser les élections».

Constat: Ali Bongo est toujours là en 2018, et son gouvernement est en train d’organiser les élections.

C’est en effet de la bouche de Véronique Essomeyo, vice-présidente de l’Union pour le Progrès et la Liberté (UPL), que cet aveu sur l’isolement de Ping a été prononcé.

Selon elle, rapportent les confrères du quotidien L’Union du lundi 16 Avril 2018, « les partis politiques membres de la Coalition pour la Nouvelle République (CNR) qui prendront part au prochain scrutin législatif veulent tout simplement isoler Jean Ping. »

Les partisans pour la participation aux législatives, quant à eux, pensent plutôt que ce sont les boycotts successifs depuis les législatives de 1990 qui isolent la classe politique de l’opposition. Comme le témoigne l’expérience plus récente de 2011. Depuis lors, la majorité écrasante des députés du Parti Démocratique Gabonais (PDG) attend toujours, sept ans plus tard, que la malédiction promise en 2011 s’abatte sur elle.

Tellement, Eyeghé Ndong et ses amis politiques avaient dû revenir officiellement dans l’arène politique en 2013 en participant aux élections locales. Faisant de ce dernier l’heureux sénateur qui ne boude pourtant pas son écharpe tricolore du Palais du Sénat.

Gageons que les alliés d’hier de Jean Ping feront marche arrière afin de ne point l’isoler. Autrement, il faudra bien expliquer à l’opinion publique ces éléments de langage confus, puisque ne proposant apparemment rien de concret au-delà du boycott.

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