Prévues pour se tenir le 06 octobre prochain, le Parti Démocratique Gabonais vient de publier la liste de ses candidats pour le compte des élections locales. Déjà plusieurs voix s’élèvent pour fustiger le caractère opaque de ces investitures. C’est le cas du premier arrondissement de la commune d’Oyem où le secrétaire général adjoint du PDG, en charge de la jeunesse, Marius Assoumou Ndong vient de se mettre à dos la communauté Haoussa dudit arrondissement.

Dans sa quête effrénée d’une reconnaissance et d’un contrôle du premier arrondissement de la capitale de la neuvième province du Gabon, Marius Assoumou Ndong, dont le bilan à la tête de l’UJPDG est fortement critiqué depuis quelques semaines, aurait pesé de tout son poids pour favoriser l’investiture des candidats qu’il juge malléable au détriment de la volonté de la base. Très réputée pour être des « faiseurs de rois » dans la commune d’Oyem, la communauté Haoussa vient de faire les frais de la politique du patron des jeunes du Parti au pouvoir.

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Dans cette communauté où le respect des réalités culturelles est fondamental, « ce sont les sages et les responsables religieux qui décident, en interne, des personnes qui doivent porter leur flambeau », confie un Haoussa. Dans le cas du premier arrondissement de la ville d’Oyem, les responsables religieux et l’ensemble des sages ont porté leur choix sur Ali Adji, membre du conseil national élu par les siens lors du dernier congrès du PDG  et par ailleurs inspecteur des impôts. Contre toute attente, c’est finalement Aboubakar Adamou que le secrétaire général adjoint du PDG va imposer comme représentant de cette communauté sur la liste des locales, dans une parfaite méconnaissance et au un mépris des réalités culturelles de cette dernière. Sans doute, semble-t-il, pour avoir une main mise sur elle.

Très remontés, les Haoussas du premier arrondissement d’Oyem menaceraient  de voter contre le PDG, sous réserve de la réparation du préjudice. Une menace qui doit inquiéter et interpeller les responsables de ce Parti. La communauté est fortement représentée dans cet arrondissement d’Oyem et bénéficie d’une voix prépondérante à chaque scrutin. D’ailleurs, au premier arrondissement, aucun candidat n’a jamais réussi à s’imposer dans les urnes sans le soutien de cette dernière.

Par ailleurs, de cette volonté de contrôler à tout prix cet arrondissement d’Oyem, un conflit est né entre les populations du quartier Akoakam 2 et Akoakam 3. Alors que le premier cité ne compte que près de quatre cents électeurs, trois de ses ressortissants ont été investis sur la liste des locales, tandis qu’Akoakam 3 n’a eu droit qu’à un seul représentant, avec un peu plus de neuf cents électeurs.

Patrick Montalier

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