Des anciens prisonniers franchissant le seuil de la prison centrale de Libreville, le mardi 13 août 2019. © I24GABON

Le braqueur ne connait pas la crise financière qui étrangle actuellement l’économie gabonaise. Son chiffre d’affaire mensuel oscille selon les estimations des investigations que la rédaction de I24GABON a menées auprès d’une source proche du dossier, entre cinq cents (500. 000) mille et un (1. 000 000) million de francs CFA. Soit deux fois le salaire d’un modeste fonctionnaire gabonais.

Il est urgent que les forces de l’ordre et de sécurité gabonaises mettent encore un peu plus de tonus sur la présence des braqueurs dans les différents quartiers de la capitale gabonaise. Cette nuisibilité devient tellement parasitaire que ces derniers ne trouvent plus d’obstacle à arracher à qui que ce soit, un sac, un téléphone ou encore autres objets précieux en plein jour sans crainte et sans un quelconque proche .

Ce processus a commencé avec l’immigration clandestine des Ouest-africains qui arrivent au Gabon en vague, par des voies informelles et donc, sans ambition précise. Les plus grands braqueurs sont devenus pour certains, des entrepreneurs et continuent à alimenter les réseaux d’insécurité à Libreville: à Kinguélé (Kingston) pour les intimes, un quartier populaire de la capitale, « ici, il ne se passe pas un jour sans qu’un riverain ne crie dans tous les sens pour exprimer sa douleur parce qu’il s’est fait arracher un bien. Il y a même certaines zones qu’il ne faut pas prendre le risque de franchir tout seule même en journée, quelque soit l’heure qu’il fait », explique un habitant.

Les habitants de ce quartier populaire de Libreville prônent une brigade anti-braquage qui veillera jour et nuit sur la sécurité des personnes et des bien comme le fait au quotidien la Police et la Gendarmerie nationale dans les rues de la capitale gabonaise, lorsqu’il s’agit du contrôle des automobilistes en situation irrégulière.

Le braqueur vante même le mérite de vivre en prison que de rester en liberté car, selon certains d’entre eux que nous avons suivi, la prison leur sert de lieu de refuge et de protection après avoir commis un forfait « au ngatta (en prison), on est bien nourrit et là-bas, on développe encore mieux nos activités que lorsqu’on est en liberté », indique -t-il.
La preuve de ce cas de figure en date est celle d’un jeune taulard comptant parmi les 153 détenus le obérés le mercredi 14 août 2019, n’a eu que quelques heures de liberté avant de faire son retour à la prison centrale de Libreville pour avoir braqué à nouveau, une dame.

Ce jeune fait son retour à la prison centrale de Libreville quelques heures seulement après sa liberté, pour vol à la tire. © I24GABON

« Le Gabon cultive le déni de réalité, tranche un haut gradé des forces armées gabonaises. Depuis l’année 2000, la traque contre les automobilistes a pris le pas sur le combat anti-bracage malgré plusieurs victimes enregistrées chaque jour ». Dans certains cas, ces braqueurs assassinent leurs victimes qui souvent, tentent de se défendre.

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