L’intrusion a l’Ambassade, Haute Représentation du Gabon en France d’un groupuscule d’activistes se réclamant de la diaspora gabonaise, vandalisant au passage un portrait du Chef de l’État gabonais, sans une réaction à la hauteur de l’offense faite à Ali BONGO a soulevé  un autre débat: celui de l’isolement du numéro un gabonais.

Du temps du règne de feu Omar Bongo ONDIMBA, et même au tout début du premier mandat du Chef de l’État actuel le peuple s’était accoutumé aux soulèvements, marches, motions de soutien et des déclarations de toutes sortes à chaque fois que le Chef de l’État était attaqué. La vandalisation du portait d’un Chef de l’État, qui plus est dans les locaux d’une ambassade est tout sauf un acte dérisoire. C’est tout le symbole de l’autorité de l’État qui est bafouée et foulée au pieds.

Face à cet acte, la réaction des amis d’Ali BONGO se fait toujours attendre. Voilà plusieurs jours qu’aucune riposte véritable ne prend forme dans les rangs de ceux qui s’enrichissent tous les jours du fait de leur proximité avec le Chef de l’État, à l’exception d’un groupe de jeunes qui s’est introduit au QG de l’opposant Jean Ping à Libreville  pour y détrôner son portrait.

Au compteur, pas de mobilisation pour dénoncer et faire une démonstration de force. Point besoin de se demander si le Chef de l’État attend une réaction d’envergure venant des siens. D’autant que la contestation de sa réélection par son rival ne faiblit pas. D’ailleurs le fils d’Omar Bongo n’a toujours pas oublié la trahison de 2016 où plusieurs de ses soutiens l’avaient lâché.

La guerre qui l’oppose à son rival Jean Ping demande l’implication de l’ensemble des soutiens des deux parties. Pour l’instant les soutiens de Jean Ping en sortent vainqueur. Les dissensions dans le camp du Pouvoir ne permettant plus une meilleure expression des jusqu’au-boutistes d’hier. Une riposte avait pourtant été annoncée du côté des Akébés. Laquelle riposte devait faire étalage de la capacité du Pouvoir à activer ses leviers en cas de défiance. Une initiative restée sans suite.

La diasposra a t-elle remporté le match face à Ali BONGO? A moins que du côté du bord de mer, du PDG et des associations qui soutiennent l’action du Chef de l’État, l’on se décide de réagir pour sauver la face du « patron » qui semble abandonné à lui même.

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