Dans un décret lu à la télévision Equato-guinnée le mercredi 4 juillet 2018, le Président de la République du petit Émirat d’Afrique Centrale a accordé « une amnistie totale » à tous les prisonniers politiques et à tous ses opposants condamnés ou interdits d’activités sur le territoire national.

« J’accorde l’amnistie totale à tous les citoyens condamnés par les tribunaux (…) pour des délits politiques dans l’exercice de leur activité », précise le décret.

C’est en partie pour répondre à l’une des principales exigences de son opposition qui avait conditionné sa participation au dialogue politique convoqué par le Chef de l’État mi-juillet par la libération de tous les prisonniers condamnés pour délit d’opinion. Bien au-delà de cette exigence, animé d’une ferme volonté de redorer son image et celle de son pays, Teodoro Obiang Nguema a décidé d’étendre cette amnistie à tout compatriote « privé de liberté ou empêché d’exercer son droit politique dans le pays ».

Longtemps snobé, le Pouvoir de Malabo fait désormais l’objet de convoitises des grandes puissances depuis la découverte de son premier puits pétrolier. Entre tentatives de coup d’état, financement des opposants par des multinationales occidentales, procès et gels des biens de la famille présidentielle, le Chef de l’État Equato-Guinéen s’est lancé dans une opération de charme à l’endroit de son peuple. Peut-être a t-il compris que face à la menace extérieure, seuls ses compatriotes peuvent lui garantir sa présence à la tête de son pays?

Très présent dans le social, son fils Teodoro « Teodorin » Nguema Obiang, Vice-Président de la République l’accompagne dans l’aboutissement de cette opération.

Les pétrodollars ne sont pas en reste. Le Chef de l’État s’en est bien servi. En quelques années, Teodoro Obiang Nguema a su améliorer de façon exponentielle le quotidien de son peuple avec des infrastructures dignes d’une grande puissance, un système de santé des plus aboutis, une nette amélioration du système éducatif, une politique de logements sociaux parfaite, la création d’emplois pour les nationaux et l’incitation à l’entreprenariat local par la nationalisation de plusieurs secteurs d’activités.

Un modèle à suivre pour le reste des pays de l’espace CEMAC dont l’ancienne colonie espagnole est devenue le principal contributeur financier.

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