Une vue des travaux de réhabilitation d'une voie secondaire à la 1ere cité, au 2ème arrondissement de la commune d'Akanda

Préoccupés par l’effondrement d’une voie d’accès stratégique, les jeunes du 2ème arrondissement de la commune d’Akanda ne sont pas restés muets. Ils ont aussitôt interpellé l’élu de cette circonscription administrative afin qu’une solution soit trouvée. Attentif et soucieux du bien-être des populations, Gregory Laccruche Alhianga a rapidement répondu l’appel et a favorablement réagit à cette préoccupation. Mais malgré cette attitude efficace, les jeunes du quartier Mven-Ayong déplore l’absence des élus de leur arrondissement depuis la fin des municipales.

« Action réaction, c’est comme ça qu’on l’appelle désormais, notre maire », s’exclame un jeune habitant d’Akanda. « Il est plus proche de nous donc, mieux on échange et le message passe limpidement », poursuit-il.

En effet, le cri de détresse lancé par les jeunes du 2ème arrondissement de la commune d’Akanda suite à l’éboulement d’une voie d’accès secondaire à la 1ere cité, n’est pas tombé dans les oreilles d’un sourd. Informé de la situation alarmante, Gregory Laccruche Alhianga, à l’écoute de ses concitoyens à aussitôt dépêché une équipe de la mairie sur les lieux et les travaux de réhabilitation et de pavage ont été entamés dans les zones concernées.

«Je me sens vraiment bien à Akanda », s’exclame un jeune habitant du quartier Sherko dans le 2ème arrondissement d’Akanda. « La mairie fait beaucoup de choses pour les jeunes», indique -t-il. Installé sur un banc public , l’un des deux lieux de rendez-vous ouverts aux habitants par la municipalité sortante de cette commune, le jeune homme de 19 ans a le sourire: « On est écouté ici », renchérit son ami. « Les choses évoluent bien ces derniers temps.»

Mais tout le monde n’est pas de cet avis . « Il y a du favoritisme en ce qui concerne les travaux de réhabilitation », attaque Régis Mavoungou, un habitant de Mven-Ayong dans le 2ème arrondissement. « Il n’y a pas de raisons que tout le monde ne soit pas traité de la même façon. J’ai l’impression qu’une sorte de préférence s’installe. Depuis que les travaux de réhabilitation ont commencé dans Akanda, notre quartier est aux oubliettes pourtant nous avons voté au même titre que tous les autres habitants des différents quartiers. Mais pourquoi être plus attentionné aux soucis des autres et pas aux nôtres? Avec la saison des pluies qui pointe déjà à l’horizon, comment allons nous faire? », ajoute -t-il.

Une façon pour les populations de cette zone de lancer un appel à l’endroit des élus municipaux du 2ème arrondissement d’Akanda. Selon un habitant, depuis la fin de la campagne des élections municipales, pas l’ombre d’un seul élu n’est plus jamais apparue à leurs yeux. Pourtant, selon ses promoteurs, la décentralisation devait rapprocher les élus des citoyens. Ce qui n’est pas le plus souvent le cas pour certains élus des différentes circonscriptions électorales du Gabon, qui n’apparaissent que lors des échéances.

Dans tous les cas, le passage de l’élection à la représentation n’est pas automatique : c’est un travail constant, qui passe d’abord par la prise de conscience des effets et de besoins des populations. Les élus du 2ème arrondissement d’Akanda ont-ils les capacités, le temps, et seulement la volonté de faire équitablement leur travail ?

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