Faits divers

Gabon: Quand Oyem et Port-gentil deviennent des terrains de chasse pour des «violeurs».



Pour de nombreux Gabonais, découvrir des faits de viol dans la presse locale est devenu presque banal au regard de la récurrence de cet acte ignoble perpétré par certains compatriotes immoraux dans notre pays. Le 10 mai dernier, les cours d’appel  d’Oyem et de Port-gentil ont jugé deux indélicats pour des faits de violence et de viol sur mineures. En effet, ces deux villes avaient été quelques années auparavant, le théâtre des viols aggravés sur des mineures de moins de 11 ans et de moins de 15 ans.


La cour d’appel d’Oyem s’est prononcée, le 10 mai dernier, sur le cas de sieur Jean-Claude O.A, un Gabonais âgé de 45 ans. Il a été reconnu coupable pour viol sur une mineure de moins de 11 ans, crime perpétré en mars 2017, et logiquement condamné à 15 ans d’emprisonnement ferme. Ce compatriote ne s’était pas contenté d’une seule agression sexuelle, visiblement trop peu pour le satisfaire, il l’a recommancée à plusieurs reprises sur sa victime. C’est pourquoi il a été sévèrement jugé, malgré son absence à la barre, car il a abusé de nombreuses fois la gamine.


Du côté de Port-gentil, le «violeur» a eu plus de chance que son «collègue» d’Oyem. En effet, s’agissant de Kimberly.L.N., pour viol sur mineure de moins de 15 ans, commis en 2018, violence et voie de fait, il n’a écopé que de 30 mois de prison, soit 2 ans et demi, tandis que le ministère public avait exigé 15 ans pour ce «délinquant sexuel».


Pour comprendre pourquoi cette peine est moins lourde, il faut interroger le déroulement du procès. En effet, le prévenu devant la barre a totalement nié le fait de viol comme nous le reporte le quotidien « L’Union ». Quoique, peu convaincu de la défense de Kimberly.L.N, le ministère public n’a eu d’autre choix que de se plier face à la farouche plaidoirie de la défense, qui  a d’ailleurs sollicité un «acquittement pur et simple» de son client, « à titre principal, et le bénéfice du doute à titre subsidiaire». Même le certificat médical n’a pu renverser la tendance, parce que celui-ci comportait certains points d’ombre  aux yeux de la cour.


Quoique le viol sur mineur soit un crime puni par les articles 256 et 261 alinéa 7 du code pénal, toujours est-il que ce cadre juridique qui est censé protéger tout mineur, ne semble jusqu’ici dissuader les criminels sexuels. Chaque jour l’intégrité psychologique de nos jeunes enfants est mise en danger par des individus qui, semble-il, ont perdu nos valeurs culturelles. C’est pourquoi il devient urgent que les autorités compétentes se saisir avec force de ce dossier afin d’éradiquer ce fléau qui compromet l’avenir de ces futures cadres de la nation. 


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