Un bain de foule à la "remontada". © I24GABON

Initié depuis trois ans, le festival Gabon 9 provinces a tiré son rideau le vendredi 16 août 2019, avec la prestation monstrueuse en terme de mobilisation de la province du Woleu-Ntem. Une « remontada » qui a tenu toutes ses promesses comme seuls les nordistes savent bien le faire.

Plus que par le passé, les ressortissants de la neuvième province du Gabon marquent leur différence  dans la diversité culturelle dont est très riche le Gabon.

L’artiste Ndong Mboula en prestation
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Et comme pour magnifier cette diversité culturelle qui est par excellence, l’essence même de tout peuple qui se respecte, Paul Mba Abessole, du temps où il fût Maire de la capitale Libreville, mettra en place la défunte fête des cultures. Durant son règne comme édile de la capitale Gabonaise, chaque Gabonaise et chaque Gabonais put apprécier à juste titre d’ailleurs, l’originalité de son riche patrimoine ignoré par la plupart d’entre cette jeunesse influencée par la culture occidentale et celle des villes sous OPA des médias occidentaux. Ils l’appellent la culture urbaine.

Alexis Abessolo et le ministre de la culture Franck Nguema en plein show
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Cette fête qui se célébrait donc durant chaque week-end de Pentecôte et sur trois jours, dû faire place quelques temps morts après, au festival Gabon 9 provinces.

À la différence de sa défunte aînée, celle actuelle se célèbre sur neuf jour. Laissant ainsi place à chacune des neuf régions que compte le Gabon de se mettre exclusivement en évidence en exposant ses rites, croyances, art culinaire et surtout danses traditionnelles. Le tout, agrémenté par la présence des têtes de proue politiques et administratifs des localités concernées.

Les cadres de la province du Woleu-Ntem et le ministre Arnaud Engandji ont répondu l’appel
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Par ordre alphabétique, la boucle revient tout naturellement  à la dernière province, celle du Woleu-Ntem.

Déjà une des plus peuplées, le passage du grand septentrion, avec ses cinq départements que sont le Haut-Ntem, le Ntem, le Woleu, l’Okano et le Haut-Como savent répondre présents à ce type d’événements.

Très fiers de leur culture, ses ressortissants, au départ très inspirés ont envahis les réseaux sociaux en inondant celle-ci de spots publicitaires, maquettes de tee-shirts, et montages photoshop qui n’invitaient les leur qu’à une seule chose: une imposante mobilisation afin d’assumer ensemble ce qui leur est plus cher que tout. Leur fierté d’être Fang. Du coup, était parti le concept « Obangame » (solidarité).

Une vue de la foule le 16 août 2019

Et le moins que l’on puisse dire, de l’intention à la réalité, la mobilisation fut plus que celle espérée par les organisateurs du festival. On aurait dit  cette année un peu plus encore!

Le boulevard triomphal de Libreville dans le deuxième arrondissement de la capitale a refusé du monde. D’aucuns n’ont même pas pu approcher le lieu du spectacle. En quelques heures seulement, ce furent des centaines de milliers de Gabonais qui se trouvaient sur les lieux et leurs environs. Ce qui fait dire à certains observateurs qu’il n’y a pas de doutes possibles. Le Woleu-Ntem a battu tous les records de mobilisation, et que pour celle-ci qui va crescendo au fil d’éditions doit interpeller le ministère de tutelle afin qu’il prenne de nouvelles dispositions pour que cette concurrence saine entre régions du Gabon, soit la véritable mesure d’attachement de chaque Gabonais à ses sources.

Vue aérienne de la foule estimée à plusieurs centaines de milliers de personnes

Quant à la mobilisation, qui sait si les mêmes autorités ne devraient pas commencer à penser à prévoir d’autres sites de mobilisation plus vastes et aérés, vu qu’année après année, le Woleu-Ntem tient toujours à marquer sa différence?

Aussi, faut-il louer l’efficacité et le professionnalisme de l’actuel ministre de la Culture Franck Nguema, qui a su organiser de main de maître ce festival, deux mois seulement après son arrivée à la tête de ce département ministériel.

Philippe Nzamba

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