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Pris de court par un mouvement de grève initié par les militants du Syndicat National des Agents du Ministère de la Fonction publique et de la Réforme Administrative (Synafopra),  le secrétaire général dudit ministère, Norbert Vougamba Sokha, a vu rouge, et a promis  des sanctions à ces agents grévistes.

« Pour moi aujourd’hui, les agents qui sont dehors, qui se mettent derrière un mouvement illégal, trouveront une administration qui prendra des dispositions adéquates », a-t-il avancé.

Qualifiant le mouvement d’humeur de ses collaborateurs de malsain, et estimant qu’il est injustifié, Norbert Vougamba Sokha a enjoint  ces derniers à reprendre le chemin du travail et, surtout, à regagner leurs différents bureaux et postes. Estimant que la grève n’est pas la meilleure expression pour négocier ou revendiquer quoi que ce soit.

« La grève ne règle rien. Nos collaborateurs gagneraient à se rapprocher de la direction centrale des ressources humaines et de la hiérarchie, plutôt que d’user de la force. Ils connaissent toutes les procédures et comment revendiquer. Et nous avons toujours accepté de discuter avec eux. Mais, s’ils pensent que c’est dans la rue qu’ils obtiendront gain de cause, ce n’est pas avec moi », a t-il menacé.

Imperturbables face aux menaces du secrétaire général et déterminés à obtenir gain de cause par tous les moyens, les syndicalistes ont entamé une grève d’avertissement de quatre jours.

« Nous sommes en mouvement d’humeur et d’avertissement de quatre jours. Mais auparavant, nous avons le 25 mars dernier transmis à notre administration de tutelle un préavis de grève qui courait sur huit (8) jours. Nous sommes le 17 avril, nous avons largement dépassé les délais. C’est donc à juste titre que nous lançons ce mouvement d’humeur », a déclaré le président du Synafopra, Régis Malembe.

Après trois ans d’attente, les syndicalistes sont prêts à aller cette fois-ci au bout de leurs actions. Et, surtout, à obtenir satisfaction totale de tous les points restés en suspend après le dernier mouvement de grève lancé en 2015. Ces derniers revendiquent entre autres :

  • La régularisation des situations administratives ;
  • Les avancements automatiques inscrits à l’ordonnance ;
  • L’organisation d’un concours spécial d’entrée à l’Ecole de Préparation aux Carrières Administrative (EPCA);
  • La reconnaissance pécuniaire, à savoir la prime  de rendement supprimée au profit de la PIP, elle aussi supprimée.Autant d’exigences, toutes aussi importantes que les autres, et pour lesquelles ils sont tous prêts à aller jusqu’au bout.

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