Comme c’est devenu courant ces trois dernières années, les Associations des parents d’élèves présentes (APE) dans plusieurs établissements publics exigent aux parents des frais supplémentaires aux frais d’inscription réglementaires. Sur le terrain ce lundi pour se rassurer de l’effectivité de la reprise des cours, le ministre de l’Education nationale, Michel Menga M’Essone, a dû lui-même faire face à cette activité dans un établissement secondaire de la capitale et a sonné le glas contre ce type d’arnaque.

Chaque année scolaire, désormais les parents d’élèves sont tenus de s’acquitter des frais d’Association des parents d’élèves (APE) qui se greffent aux frais d’inscription réglementaires. Devenus une véritable règle non écrite, les frais d’APE sont exigés dans presque l’ensemble des établissements pré-primaires, primaires et secondaires publics du Gabon. Frais qui, paradoxalement, varient d’un établissement à un autre ou encore d’une association à une autre.

En effet, à Libreville, capitale gabonaise, où ce système de prélèvement des frais supplémentaires est le plus flagrant, la moyenne de ces frais, exigés en sus des frais d’inscription arrêtés par les autorités impliquées dans l’Education nationale, est de 5 000 Fcfa. Et pourtant le paiement de ces frais n’est pas à la demande de ces autorités. De là, on comprend que les frais qualifiés d’APE ne sont que des rétributions dont le circuit n’est pas tracé légalement ; ce qui s’apparente à une arnaque, condamné par le ministère de l’Education nationale.

« Les parents doivent payer 10 000F pour l’inscription, et là dedans l’Association des parents d’élèves, c’est peut-être 2 000F. Vous demandez 5 000F pourquoi ? C’est décidé par qui ? Où est le texte ? Il faut m’arrêter ça ! », a fermement réprimandé le ministre de l’Education nationale, Michel Menga M’Essone, lors de sa visite ce lundi 30 septembre dans certains établissements de la capitale pour se rassurer de l’effectivité de la reprise des cours, où il a surpris les membres d’une APE en train de percevoir des parents d’élèves des frais de 5000Fcfa, parallèlement à ceux de l’inscription.

Pour ce qui est des établissements d’enseignement secondaire publics, le ministère de l’Education nationale n’a pas manqué pas d’apporter des précisions quant aux seuls frais d’inscription à payer. Il s’agit en effet de 3 000, pour le pré-primaire ; 5 000Fcfa, pour le primaire et 10 000Fcfa, pour le secondaire.

L’école publique étant gratuite au Gabon, le ministère explique que ces frais sont la contribution que les parents donnent pour soutenir l’administration scolaire, en attendant la subvention annuelle de l’Etat, conclue en année budgétaire souvent en décalage avec l’année scolaire.

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