Dans le cadre de la réduction de la masse salariale initiée par les autorités gabonaises, le ministère de la Fonction Publique, a récemment annoncé que d’ici le mois d’août prochain, la prime de servitude encore alloué à certains fonctionnaires, sera définitivement supprimée. Une mesure qui ne concernera que les agents exerçants en dehors de leur domaine de compétence.

Le ministre de la Fonction Publique, Ali Akbar Onanga Y’Obegue, a indiqué que dans le souci d’une justice plus équitable pour tous, la prime de servitude encore perçu jusqu’à ce jour par certains agents publics de l’Etat, sera supprimée d’ici le mois d’août prochain. « La suppression de cette prime visera essentiellement ceux qui n’exercent pas dans leur domaine de compétence », a-t-il déclaré.

Selon ce dernier, cette mesure rentrera dans le cadre des stratégies adoptées par le gouvernement et destinées à réduire le train de vie de l’Etat. « Les fonctionnaires concernés sont par exemple tous les médecins ou enseignants affectés ou nommé aux tâches administratives. Et seul en seront épargnés, le médecin ou l’enseignant qui exerce au sein d’une structure sanitaire publique ou d’un établissement scolaire public », précise le numéro un de la fonction publique gabonaise.

« Ceux qui continuaient de percevoir cette prime, la percevaient de manière indue. Et si c’est une erreur des services, elle sera corrigée pour le mois d’août prochain », a poursuivi Ali Akbar Onanga Y’Obegue. Il faut dire que l’application de cette mesure intervient, alors que les autorités viennent de décider de reporter la décote annoncée sur les salaires de certains fonctionnaires et devant entrer en vigueur pour la fin de ce mois de juillet.

Parce que l’Etat veut en finir avec les privilèges «indus», pour ainsi mettre tous ses agents sur le même pied d’égalité, il est assuré aux fonctionnaires ayant des salaires à partir de 650.000 francs CFA, que la décote envisagée sur leur émolument n’est pas annulée, mais simplement reporte pour une date ultérieure, a signifié le ministre de la Fonction publique.

Daisy Ntongono

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