L’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep), a appuyé le 29 novembre, un mandat de grève de huit jours afin d’attirer l’attention de la société cartering sur le sort lamentable de ses 392 employés.

C’est une démarche de solidarité et de compassion envers les employés d’ESS Gabon, inquiets de leur avenir. Arrivée au Gabon en 2013, la filiale du groupe Compass opère dans le catering (service traiteur en anglais) sur les sites pétroliers, où elle était jusqu’ici sous contrat avec Shell Gabon.

L’Onep a demandé à la direction d’ESS Gabon, le versement d’une indemnité de bonne séparation avec les employés «à hauteur de trente mois de salaire brut, net d’impôts, pour toutes les catégories socioprofessionnelles». L’Onep a également exigé la mise en place d’un Comité permanent de concertation économique et sociale (CPCES).

Si aucune solution concrète n’est trouvée à toutes ces exigences au-delà des huit jours fixés par l’Onep, celle-ci a menacé d’appeler à une grève générale illimitée. L’Onep avait déjà interpelé la direction de la société sur ces préoccupations, lors d’un premier préavis déposé le 14 novembre dernier. Celui-ci était demeuré sans suite.

Selon une source proche de la direction d’ESS, le groupe Compass dont cette société est la filiale ne souhaiterait pas signer de contrats avec Assala Energy (ayant racheté les actifs de Shell) qui n’a pas les mêmes standards que son ancien partenaire Shell. Aussi, envisage-t-il d’initier un licenciement pour motif économique de ses 392 salariés, avant de quitter à son tour le Gabon.

Les employés demandent notamment des conditions salariales équivalentes à celles consenties par le gouvernement. « Le coût des assurances augmente plus vite que les augmentations salariales qui sont sur la table à l’heure actuelle », a plaidé un employé.

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