L’ancien premier ministre, Jean Eyeghe Ndong, vient d’être mis dos au mur à l’annonce du président du Centre Gabonais des Élections (CGE) de jumeler les élections législatives et locales. Une situation qui contraint désormais le fils de Nkembo à se prononcer quant à sa participation ou non aux prochains scrutins prévus pour les 6 et 27 octobre 2018.    

Après plusieurs mois passés à militer pour le boycott des élections législatives, Jean Eyeghe Ndong vient d’être pris au dépourvu par l’annonce soudaine de Moïse Bibalou Koumba le lundi 6 août 2018 dernier. Depuis plusieurs mois, le sénateur du deuxième arrondissement de Libreville reproche à certains acteurs politiques de l’opposition,  déjà en pré-campagne, de faire le jeu du Pouvoir du bord de mer.

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Pour l’ancien premier ministre, « organiser des élections sous la roulette du régime Bongo c’est donner raison à la vague de violence dans laquelle notre pays a été plongé lors des présidentielles d’août 2016 dernier ». Et  « Accepter d’y participer, c’est légitimer le pouvoir d’Ali Bongo Ondimba », avait-il déclaré.

Pris dans son propre piège, le Sénateur du 2ème arrondissement de Libreville va t-il  se parjurer et se compromettre pour conserver son siège?  Du côté de ses sympathisants, l’élu de Nkembo doit se prononcer le plus rapidement possible. « Nous attendons impatiemment qu’il (Jean Eyeghé Ndong) se prononce définitivement », lance un habitant du deuxième arrondissement de Libreville.

Un dilemme pour l’ancien premier ministre de feu Président Omar Bongo qui devra choisir entre sa place prépondérante auprès de Jean Ping et au sein de la Coalition pour la Nouvelle République (CNR) ou son mandat.

Patrick Montalier

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